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Manoirs de la Gare: un boisé à préserver

Une vue du boisé que l’on cherche à préserver aux Manoirs de la Gare.

Manoirs de la Gare: un boisé à préserver

À Deux-Montagnes

En octobre dernier, le conseil municipal de Deux-Montagnes a signifié son intention de modifier le plan d’urbanisme afin de changer l’affectation du lot 3 895 111 (boisé adjacent aux Manoirs de la Gare) de «conservation» à «habitation», ainsi que le règlement de zonage aux fins d’agrandir les limites de la zone R4-55 (zone des Manoirs de la Gare). Dans les deux cas, les résolutions ont été adoptées à la majorité, les conseillers municipaux Guillaume Bouvrette et James McAllister ayant voté contre.

Une démarche effectuée dans le but avoué, dit-on, de revendre ce boisé à Gestion Benoit Dumoulin qui souhaite y construire un cinquième immeuble de 32 condominiums. Ce nouvel immeuble, s’il est construit, générera des revenus annuels (taxes foncières) de l’ordre de 90 000 $, selon l’estimation fournie par le maire Marc Lauzon.

Or, les copropriétaires actuels des condos s’opposent à ces changements, du fait qu’ils auraient, pour la plupart, acquis leur condo justement en raison de la présence de ce boisé. «Le promoteur, Gestion Benoit Dumoulin, utilisait nettement le fait que ce boisé était zoné « conservation » pour mousser ses ventes; un argument de vente qui en a convaincu plusieurs», peut-on lire dans un communiqué émis par le groupe de copropriétaires des condos Manoirs de la Gare et envoyé à L’ÉVEIL.

Deux options

Lors d’une rencontre tenue par la Ville, le 14 novembre dernier, deux options ont été proposées aux copropriétaires, soit la Ville modifie le zonage tel que proposé et vend le terrain à Gestion Benoit Dumoulin, lequel pourra y construire un immeuble de 32 condos, soit la Ville modifie le zonage tel que proposé et vend le terrain aux syndicats des copropriétaires de condos pour environ 900 000 $, soit la valeur actuelle du terrain. Considérant qu’il y a 128 condominiums dans le projet des Manoirs de la Gare (dont 50 % sont déjà vendus), le coût par unité sera d’environ 7 000 $. De plus, les copropriétaires devront assumer les taxes municipales sur le terrain vacant, soit environ 8 000 $ par année, selon les chiffres avancés par le maire.

De l’avis des copropriétaires, «le scénario 1 n’est pas acceptable puisqu’il permettrait la destruction du boisé et la construction d’un cinquième immeuble de 32 condominiums, ce à quoi les citoyens concernés s’opposent justement».

Quant au scénario 2, intéressant à première vue, il requiert l’accord de 75 % des copropriétaires de condos en vue de l’acquisition du boisé. Or, peut-on lire dans le communiqué, «50 % des condominiums n’ont pas encore été vendus et appartiennent toujours à Gestion Benoit Dumoulin. Il apparaît peu probable que le promoteur accepte de participer à cette acquisition».

À ce stade-ci, les copropriétaires souhaitent maintenir le statu quo, c’est-à-dire le maintien du zonage actuel (conservation), ce que la Ville refuse d’envisager.

Une prochaine séance de consultation se tiendra ce mercredi 28 novembre, à l’hôtel de ville. Les copropriétaires promettent d’y être et de continuer leur mobilisation afin que soit préservé ce boisé.

 

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