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L’homme dans tous ses états - L’Homo Modernus #2: Félix Lévesque Prévost

L’Homo Modernus #2: Félix Lévesque‑Prévost

L’homme dans tous ses états – L’Homo Modernus #2: Félix Lévesque Prévost

ÂGE: 30 ANS
LIEU DE RÉSIDENCE: MIRABEL

C’est à Rosemère et Sainte-Thérèse que Félix Lévesque-Prévost a vécu sa jeunesse. Muni de sa guitare, il a joué, chanté et diverti les passants dans les rues. À cette époque, la vie se célébrait par des hommages rendus aux Colocs, ou par des prestations de son cru, livrées à la Saint‑Jean‑Baptiste.

Aujourd’hui, notre deuxième panéliste est vitrier de métier, et il façonne le verre de toutes les façons. Ce nouveau virage (lire travail) a été lié à la naissance de sa fillette, il y a trois ans.

«La musique a pris le bord et mon mode de vie est devenu très différent. Avant, je n’avais pas de port d’attache et j’avais peur de la routine, par crainte que l’inspiration (musicale) ne me quitte», évoque‑t‑il sans nostalgie.

Ce tournant, il le doit aussi un peu à son père, prêt pour la retraite et s’apprêtant à lui livrer l’entreprise familiale. «L’entreprise compte cinq employés et mon but est de grossir un peu», souligne l’homme dont le talent artistique n’est pas à démontrer.

Bien que ce train de vie soit différent sinon apprécié par Félix, la musique et les spectacles continuent parfois de l’interpeller comme le chant des sirènes.

Félix avant 30 ans

De 20 à 30 ans, Félix a exploré bien des avenues, frôlant même une fois la mort. «Mon très grand regret est de ne pas avoir assez voyagé, soupire‑t‑il. C’est mon rêve de voyager en famille. Et en tant que père, je veux guider mon enfant à travers le monde.»

Ses pèlerinages, Félix les a réalisés au travers de rencontres humaines, particulièrement avec des inconnus. «J’ai adoré cette exploration humaine, j’ai vécu des trucs incroyables», dit‑il.

Socialement moins actif que par le passé, le jeune homme n’y voit là que le courant normal de la vie, puisque sa vingtaine a été une étape propice à la découverte et sa trentaine, une période idéale pour installer certaines balises.

Regard de l’homme

Lorsqu’il compare la génération des hommes plus âgés (baby-boomers) à la sienne, le jeune trentenaire apprécie vivement le fait que l’on puisse s’exprimer librement et sans contrainte, contrairement à la génération précédente (les hommes), peu habituée à afficher ses émotions.

«C’est une belle époque pour être un homme aujourd’hui, affirme‑t‑il, heureux. L’avenir ne me fait pas peur. Je sens que j’ai ma place. Oui, je conçois que les pubs sont parfois sexistes, mais un gars qui est éduqué va faire la part des choses. Pour ma part, je suis convaincu de qui je suis.»

Sujet chaud depuis plus d’une décennie maintenant, l’hypersexualisation des jeunes filles n’a pas terminé sa course puisqu’elle a toujours ses adeptes. Si Félix n’appréhende pas cette période pour sa fille, c’est parce qu’il fait confiance à la relation de qualité qu’il aura avec elle à ce moment‑là. Ne dit‑on pas que ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent le bon grain, mais plutôt la négligence du cultivateur? Quoi qu’il en soit, être en bon contact avec sa fille sera gage d’une belle entente future.

«Ce que je souhaite, c’est que ma fille soit bien éduquée, pas hypersexualisée», exprime Félix.

Et les femmes?

Même s’il est un homme de son époque, Félix avoue honnêtement ne pas comprendre cet engouement pour les crèmes, le Botox, les injections dont les femmes sont parfois (trop?) friandes.

«Les filles sont parfois trop maquillées; pourtant, elles sont si belles au naturel, constate le jeune homme. Mais on ne se cachera pas que les gars sont aussi compétitifs entre eux. En revanche, quand on vieillit, je remarque toutefois que ça devient moins important.»

Et son implication envers la collectivité?

«Je crois que l’on doit être fier de l’endroit où l’on vit. Personnellement, je préfère Sainte-Thérèse, avec sa vie sociale et communautaire. À Mirabel, les gens se parlent moins. J’apprécie aussi Rosemère, mais mon coup de cœur va indéniablement à Sainte‑Thérèse.»

Vision d’avenir?

Lorsqu’on lui pose la question sur son avenir, Félix se projette dans le futur et se voit, d’ici 15 ou 20 ans, avec une famille accomplie, peut‑être même d’autres enfants qui se seront ajoutés, le tout sur fond de voyages et d’excursions dans le monde.

«Je veux être heureux et tout faire pour ne pas manquer d’argent. Je désire également que la musique revienne dans ma vie», souhaite le jeune homme en buvant une dernière gorgée de sa bière.

 

ENCADRÉ

Selon l’auteur Jacques Ross, l’âge de l’accomplissement de la vie adulte débute à 30 ans.

 

 

 

 

 

 

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