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Les trois éléments de l’approche cognitivo-comportementale

Événements, pensées et émotions

«Voyons les problèmes actuels pour diminuer le malaise et mieux vivre dans notre vie de tous les jours», explique la conférencière Micheline Hardel. L’approche cognitivo-comportementale porte sur trois éléments: identifier les événements, identifier et modifier les pensées, identifier et modifier les émotions. À propos des événements, la conférencière souligne qu’il s’agit de quelque chose qui se produit, qui est positif, négatif ou neutre: «Il n’y a pas de pensée là-dedans, mais ça nous donne l’occasion d’avoir des pensées, des émotions qui suscitent tout le reste.»

«Une émotion, c’est un état affectif, ce que je ressens, c’est notre système d’alarme.» Il existe cinq grandes familles d’émotions. «Il faut apprendre à les identifier», dit-elle. Il s’agit de l’anxiété, l’hostilité, la culpabilité, la tristesse et la joie. «Certaines émotions sont désagréables, mais fonctionnelles: j’ai été impolie avec quelqu’un et je le regrette, c’est normal.» Toutes les émotions peuvent devenir dysfonctionnelles lorsqu’elles sont trop fréquentes, trop intenses ou de trop longues durées, cependant.

Quant à elle, «l’ensemble des pensées forment notre discours intérieur, la façon dont un individu se parle à lui-même», dit Mme Hardel. Les pensées sont intimement rattachées aux familles d’émotions. Les pensées sont en grande partie responsables des émotions dysfonctionnelles et auront des incidences sur la réaction physiologique et leur comportement.

Ce qui amène la conférencière à établir le principe de base de la TCC: «Les émotions des êtres humains sont causées surtout par leurs pensées plutôt que par les événements. Nous ressentons les choses comme vous les pensez.» Au lieu de mettre temps et énergie à écouter son discours intérieur, Mme Hardel suggère de voir «ce qu’on peut faire maintenant pour régler le problème. Puisque mes pensées sont la cause des émotions, je vais les restructurer en remplaçant mes pensées automatiques et immédiates».

Bref, pencher du côté réaliste des choses en relativisant les événements qui nous perturbent. Mme Hardel suggère une série de questions: Quelle est l’évidence pour ou contre cette idée? Sur quelles preuves je me base pour dire cela? Serait-il possible de le voir autrement?

Il faut se pencher sur l’utilité des pensées que l’on a, à savoir si, comme personne, on gagne à entretenir cette pensée, si on s’améliorera et si elle nous aide à vivre le moment présent. «Comme résultat, l’émotion de la personne est habituellement diminuée», dit la conférencière. La prochaine étape à franchir, une fois qu’on a identifié nos pensées, est de passer à l’action, c’est-à-dire changer nos comportements. «Une étape difficile, mais profitable», assure Mme Hardel. Comme trucs à utiliser, Mme Hardel propose de se fixer des objectifs réalistes, observables et mesurables en utilisant un vocabulaire positif. «Voir ses pensées négatives comme des histoires qu’on se raconte», dit-elle.

Ensuite, il faut accepter les incertitudes de la vie: «Les seules choses sûres à 100 % sont la naissance, la mort et les impôts», a-t-elle souligné. Se concentrer sur la tâche, vivre le moment présent. «La concentration sur la tâche implique une attention moindre sur ce qui se passe à l’intérieur», explique la conférencière.

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