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Les syndicats inquiets du silence de la CSSMI

Quelque 150 à 200 membres des quatre syndicats représentant l'ensemble du personnel travaillant à la CSSMI sont bruyamment venus accueillir la direction générale de la CSSMI et ses commissaires scolaires

Les syndicats inquiets du silence de la CSSMI

La direction de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) et ses commissaires étaient attendus de pied ferme mardi soir par quelque 150 membres des quatre syndicats représentant l'ensemble du personnel travaillant à la CSSMI.

«On aimerait bien que nos commissaires scolaires appuient leur école publique. Leur silence nous inquiète», a déclaré Sylvie Turgeon, présidente du Syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides (SEBL) qui représente 4 200 membres. Les trois autres syndicats représentés étaient: le Syndicat du personnel de soutien de la CSSMI, le Syndicat du personnel de soutien manuel et le Syndicat des professionnelles et professionnels Laval–Rive-Nord. Les quatre syndicats ont uni leurs voix afin de dénoncer les offres patronales qu’ils qualifient de méprisantes et les compressions budgétaires récurrentes faites par le gouvernement.

Pire encore, déplorent-ils, l’absence d’appui de leur commission scolaire. «On ne les entend pas et on ne se sent pas appuyés par notre commission scolaire», note Mme Turgeon.

Selon elle, le réseau des commissions scolaires du Québec aurait été amputé de près de un milliard de dollars en 10 ans. «On a l’impression que la CSSMI accepte toutes les coupures qui viennent du gouvernement sans broncher. On aimerait ça que toutes les commissions scolaires, incluant la CSSMI, s’allient à la dénonciation des compressions! Le ministre ne pourrait quand même pas toutes les mettre sous tutelle.»

Nouvelles règles budgétaires

À l’intérieur de la salle où s’est ensuite tenu le conseil des commissaires, les stores avaient été fermés, et seules quelque 25 personnes ont pu y entrer, la demande des syndicats de tenir la séance dans une salle plus grande étant demeurée lettre morte.

La présidente de la CSSMI, Paule Fortier, a commencé la séance en confirmant avoir bien reçu les règles budgétaires pour la prochaine année et que la situation se révélait «catastrophique» pour tout le réseau. Mme Fortier a indiqué que la direction travaillait de concert avec les commissaires scolaires et que tous avaient le même souci de l’élève. «Nous sommes à établir des scénarios afin de limiter les conséquences sur les services à l’élève.»

Une demande a même été adressée au ministre François Blais afin que la CSSMI puisse puiser dans ses surplus dans le but de maintenir son niveau de service actuel.

Du côté syndical, on souhaite au minimum pouvoir prendre connaissance de ces nouvelles règles budgétaires avant le 23 juin, date du prochain conseil des commissaires.

Pour l’heure, il n’a pas été possible de connaître le moment où seront dévoilés les détails entourant les services qui seront touchés, voire abolis en vue de la prochaine année scolaire.

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