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Johanne Thériault et sa fille Marilou, lors d’une visite chez Louise Arbour, de Poules en ville.

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Louise Arbour fait ici un peu d’éducation au sujet de la conservation des poules en hiver auprès de Marilou, fille de Johanne Thériault.

Les poules à Saint-Eustache: Pas avant 2022… si les citoyens sont d’accord

Publié le 04/02/2021

Les citoyens de Saint-Eustache qui souhaitaient aménager un poulailler dans leur cour à compter du printemps devront s’armer de patience. La Ville a en effet indiqué que, dans l’éventualité où les poules urbaines étaient autorisées sur son territoire, le projet-pilote à cet effet ne serait pas lancé avant 2022.

Une telle décision n’enchante guère les quelque 170 membres du regroupement «Pour la légalité des poules à Saint-Eustache» qui réclament, depuis quelques années déjà, le droit de posséder des poules urbaines.

Mené par Johanne Thériault, résidente de Saint-Eustache depuis 12 ans, et appuyé par Louise Arbour, militante en faveur des poules urbaines et fondatrice de l’organisme Poules en ville, ce regroupement multiplie en effet les représentations auprès des représentants de la Ville de Saint-Eustache afin que ceux-ci changent leur fusil d’épaule.

«Ça n’a pas de bon sens que ce dossier traîne en longueur de la sorte», soutient Johanne Thériault qui ne rate pas une occasion de faire valoir son point de vue auprès de la Ville.

«Ça fait au moins trois ou quatre ans que nous posons des questions de façon assidue et que nous les informons en leur fournissant des exemples de règlements adoptés par d’autres villes qui fonctionnent. On leur donne un projet clé en main dans le fond, mais non, ils sont fermés comme une huître!»

Des bienfaits

Plusieurs raisons poussent Johanne Thériault à entreprendre ces démarches qui pourraient éventuellement lui permettre d’élever des poules dans sa cour. Bien sûr, elle parle des bienfaits pour la santé d’avoir accès à des œufs frais, «remplis de vitamines», mais elle pense aussi aux avantages écologiques qui en découlent.

«Les excréments des poules peuvent être utilisés comme engrais. Elles produisent du compost extra riche pour les jardins et les plates-bandes en plus d’être un pesticide naturel».

Quant aux détracteurs qui soutiennent refuser les poules en raison des odeurs ou du bruit qu’elles dégagent, il n’en est rien, selon cette enseignante à la maternelle. D’ailleurs, affirme-t-elle, plusieurs membres du regroupement qu’elle représente, citoyens de Saint-Eustache, lui ont mentionné déjà posséder des poules.

«Au niveau de l’odeur, il n’y en a pas! On ne demande pas de pouvoir posséder 20 ou 30 poules, mais plutôt trois ou quatre et je vous le dis, ça ne sent pas. C’est sûr que si on laisse ça aller, il va y en avoir, mais on parle de poulaillers urbains, les gens vont s’en occuper comme d’un chat ou d’un chien. Ce n’est pas vrai que ça dérange les voisins. Tout est dans les règlements».

Sondage

Saint-Eustache ne ferme pas la porte et pourrait autoriser les poules sur son territoire. Toutefois, avant d’adopter quelque règlement, elle souhaite consulter sa population.

Depuis l’été dernier, nous informe-t-on à l’hôtel de ville, le maire Pierre Charron «a répondu à multiples reprises aux questions soulevées par le regroupement en faveur des poules à Saint-Eustache», soit que la Ville consultera les citoyens par voie de sondage «au courant de l’année 2021».

Advenant que le résultat de la consultation démontre que la population est très majoritairement favorable à la présence de poules en milieu urbain, un projet de règlement établissant clairement les balises serait alors élaboré, puis adopté.

L’étape suivante consisterait en l’établissement d’un projet-pilote, qui verrait le jour en 2022.

Pour joindre le regroupement, il suffit de visiter le [www.facebook.com/groups/683454375799468].