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Les Mohawks freinent le projet

Photo Christian Asselin

Le chef du conseil de bande de la réserve de Kanesatake, Serge Otsi Simon.

Les Mohawks freinent le projet

Domaine du Calvaire d’Oka

En raison du dépôt d’une mise en demeure de la part des Mohawks, de Kanesatake, Gestion Benoît Dumoulin (GBD) Construction a annoncé à la municipalité d’Oka, par écrit, qu’elle abandonnait l’idée d’ériger le nouveau projet immobilier qui fut présenté sous le nom du «Domaine du Calvaire d’Oka» .

C’est ce que le Journal de Montréal annonçait à ses lecteurs, dans un article publié le vendredi 15 mars. La compagnie a fait savoir qu’elle retirait son projet de développement, et ce, considérant le fait qu’elle travaillait, jusqu’à tout récemment, sur «une proposition révisée» qui devait être présentée, éventuellement, à la municipalité d’Oka.

«Il est important pour nous que toutes les communautés, qu’elles soient citoyennes ou culturelles, puissent être informées de la nature et de la portée des projets. Suite à l’accueil reçu suivant la divulgation récente des orientations principales du projet domiciliaire à Oka, nous avons pris la décision de ne pas poursuivre les démarches et de nous retirer du projet» , précise-t-on dans un communiqué de presse accessible sur le site de GBD.

Le maire d’Oka, Pascal Quevillon se dit, quant à lui, déçu de la situation, qu’il juge «déplorable» . Aux dires de ce dernier, ce projet aurait eu ses retombées, en amenant des revenus additionnels et de nouvelles familles sur le territoire. «Les citoyens sont de nouveau pris en otage» , selon le premier magistrat, spécifiant que la municipalité n’a «aucun pouvoir» dans les circonstances.

Des terres revendiquées

Le projet initialement proposé était composé de 72 maisons jumelées et de 93 maisons isolées, soit un total de 165 habitations construites à l’entrée du village, dans un quartier comprenant un tout nouveau parc municipal, ainsi qu’un accès piétonnier donnant accès au Parc national d’Oka. Rappelons que cette mouture fût présentée à quelque 150 citoyens okois, lors d’une séance informative se tenant le 20 février dernier.

C’est donc dire que l’entreprise établie à Saint-Eustache n’est plus intéressée à l’idée d’acquérir un terrain de 8,7 hectares, voisin du secteur nord du Parc national d’Oka et du Domaine des collines.

Les terrains de la région sont en effet revendiqués par la communauté mohawk. Elle estime que ces terres furent volées par les Sulpiciens aux 18e et 19e siècles. Pour sa part, le gouvernement fédéral négocie actuellement une compensation, lui qui reconnait cette «injustice» .

Notons en ce sens que la communauté a fait connaître son mécontentement dès l’annonce du projet en début février. Le chef du conseil de bande de la réserve de Kanesatake, Serge Otsi Simon reprochait alors à GBD et à la municipalité d’Oka de ne pas l’avoir consulté.

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