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Les députés Charette et Beaudoin fidèles à leur chef

Photo Pierre Latour -R - La chef péquiste, Pauline Marois, applaudie par les militants et députés des Laurentides, dont Benoit Charette et Denise Beaudoin, lors d’un congrès régional à Saint-Eustache, au mois de janvier dernier.

Les députés Charette et Beaudoin fidèles à leur chef

Crise au sein du Parti québécois

Malgré la crise qui a secoué le Parti québécois (PQ) en début de semaine, autour du projet de loi 204 visant à sécuriser l’entente de gestion du futur amphithéâtre de Québec, les députés de Deux-Montagnes et de Mirabel, Benoit Charette et Denise Beaudoin, demeurent fidèles à leur chef Pauline Marois. En aucun moment, tout en souhaitant tous deux un vote libre sur la question, ils n’ont eu l’intention, affirment-ils, de démissionner.

On le sait, quatre députés péquistes ont annoncé, lundi et mardi derniers, leur départ du PQ, à savoir les Lisette Lapointe, Louise Beaudoin, Pierre Curzi et Jean-Marie Aussant. Depuis, le premier ministre Jean Charest a annoncé que le vote sur le projet de loi 204 aura finalement lieu cet automne, et non, comme cela était prévu initialement, avant la fin de la présente session parlementaire.

Identifiée comme une possible démissionnaire, Mme Beaudoin a déploré le départ de ses quatre anciens collègues péquistes, un choix qu’elle dit respecter. «Ce choix n’est pas le mien, a-t-elle soutenu dans un communiqué de presse. N’ayant aucune intention de démissionner du PQ sur cette question, je demeure en poste. J’ai cependant toujours demandé la tenue d’un vote libre sur cette question parce que j’éprouve un profond malaise face à ce projet de loi, à la fois en tant qu’avocate et comme députée de Mirabel.»

Tout en affirmant n’avoir rien contre un futur amphithéâtre à Québec, pas plus contre la venue d’une nouvelle équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) dans la Vieille Capitale, Mme Beaudoin affirme que «son combat» se situe plutôt à un autre niveau. Elle dit vouloir, afin de contrer le cynisme qui entoure la classe politique, s’attacher à «modifier la méthode traditionnelle de faire de la politique, entre autres, en laissant plus de place au choix personnel (vote libre) chez les députés face à une ligne de parti souvent contraignante. Et c’est à l’intérieur de ma formation politique que je peux le mieux y travailler.»

De son côté, le député Benoit Charette s’est dit surpris, en entrevue téléphonique, des départs des Lapointe, Beaudoin, Curzi et Aussant, mais que le projet de loi 204 n’a été qu’un prétexte pour eux. «Si le vote libre avait été consenti plus tôt, ils auraient sans aucun doute choisi un autre moment. D’ailleurs, lors de l’annonce de leur départ, il n’a presque pas été question du projet de loi», a-t-il commenté.

Également partisan du vote libre, que Mme Marois a finalement consenti à accorder à son caucus, M. Charette reconnaît que le dossier a été mal mené et que la majorité des députés péquistes était mal à l’aise avec la façon de faire initiale. Toutefois, il se dit satisfait de l’ouverture de Mme Marois et du fait que celle-ci ait reconnu son erreur. «C’est un geste apprécié de ma part», a-t-il dit.

Enfin, le député Benoit Charette juge, au bout du compte, cette crise «inutile et improductive» dans les circonstances. «On s’est pas aidé, c’est sûr. Ce n’est pas l’image qu’on souhaite se donner», a-t-il indiqué.

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