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COVID-19, mise à jour 29 mai 2020, Québec, Laurentides

Le syndicat des professionnels persiste et signe

Travail les fins de semaine

«Notre employeur force ses professionnelles à travailler le week-end !», répète Chantal Daoust, présidente de  l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) des Laurentides, qui représente quelque 3800 travailleurs de la santé de la région.

Dans un texte publié le 13 mai, cette dernière dénonçait l’attitude du CISSS des Laurentides qui obligeait certains de ses membres, tels physiothérapeutes, travailleurs sociaux, ergothérapeutes, à travailler les week-ends. Questionné à ce sujet, le CISSS répondait alors que l’offre de soutien à domicile la fin de semaine était déjà chose courante avant la pandémie.

«J’aurais souhaité apporter quelques nuances», a lancé Chantal Daoust, admettant qu’en effet, des infirmières et infirmières auxiliaires étaient parfois requises les fins de semaine pour les patients aux besoins quotidiens, mais que cette situation ne s’appliquait pas à tous.

«Cependant, poursuit-elle, nous représentons d’autres professionnels dont les services n’étaient pas requis les week-ends avant la pandémie. Ceux-ci ne voyaient leur patient que du lundi au vendredi.»

En agissant ainsi, soutient la présidente de l’APTS-Laurentides, le CISSS met en péril la santé de ses professionnels puisque, selon elle, ses membres pourraient être appelés à prendre la relève «lorsque des préposés aux bénéficiaires et infirmières tomberont au combat».

Le CISSS prône le dialogue

Mise au fait des commentaires émis par la présidente de l’APTS, la direction du CISSS des Laurentides n’a pas tardé à réagir, confirmant que plusieurs membres du personnel, tels que les physiothérapeutes, travailleurs sociaux et ergothérapeutes comme évoqué par Chantal Daoust, sont en effet réaffectés dans les résidences privées pour aînés afin de prêter main-forte.

«En ce moment, ce personnel travaille aussi sur un horaire qui comprend des fins de semaine», de dire Mélanie Laroche, agente d’information au CISSS des Laurentides avant d’ajouter que selon l’évolution de la pandémie, il se pourrait qu’on change la décision.

«Nous sommes en cours de révision pour chacune des situations afin de voir à la suspension des mesures si celles-ci ne s’avèrent pas utiles pour combler des besoins dans l’immédiat. Nous continuons de prôner le dialogue directement avec nos syndicats sur le sujet», a conclu la représentante du CISSS.

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