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Le SPPLRN dénonce les fuites d’argent

Le président du SPPLRN, Roger Bazinet, était accompagné du vice-président Guillaume Séguin, à gauche, et des délégués Jean-François Pinard et Marie-Josée Léger, à droite.

Le SPPLRN dénonce les fuites d’argent

Éducation

Réunis en point de presse à Sainte-Thérèse, les membres du Syndicat des professionnelles et professionnels Laval-Rive-Nord (SPPLRN) ont dénoncé, par la voix de leur président, Roger Bazinet, les fuites d’argent dans le réseau de l’éducation.

Ces fuites, selon lui, ont des conséquences dramatiques pour les élèves. «Il n’est pas étonnant de voir une longue liste d’attente d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage qui doivent être évalués ou rencontrés par des professionnels. Or, plus l’enfant attend, plus sa situation risque de se dégrader», a-t-il déclaré, se disant d’avis que les problèmes de départ (langagiers, par exemple), s’ils ne sont pas pris en charge, peuvent rapidement se transformer en problèmes d’apprentissage, retards, perte d’estime de soi et même décrochage scolaire.

Poursuivant, M. Bazinet croit que le problème n’en est pas un d’argent, même si le budget du MELS (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport), à hauteur de 15,5 milliards de dollars par année, le deuxième en importance au Québec, demeure obstinément inchangé depuis plusieurs années, mais de multiplication des fuites coûteuses.

«Le gouvernement ontarien a injecté 20,2 milliards de dollars en éducation pour l’année scolaire 2010-2011. Pour cette même période, le Québec en a investi 15,5 milliards. L’Ontario comptait alors 2 061 390 élèves, le Québec 985 336. C’est donc dire qu’on investit en moyenne 10 672 $ par élève en Ontario, comparativement à 15 730 $ au Québec», compare-t-il.

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Par ailleurs, le SPPLRN plaide en faveur d’un allègement de la lourdeur bureaucratique du MELS. «Alléger le MELS implique également une révision du rôle, voire de la pertinence de ses directions régionales», avance-t-il.

Quant aux commissions scolaires, M. Bazinet affirme que son syndicat n’est pas en faveur de leur abolition pure et dure. Le penser serait réducteur, estime-t-il. Il avance cependant que ces dernières se comportent de plus en plus comme des mandataires du MELS, plutôt que d’agir comme un palier décisionnel qui organise les services sur le terrain, ce qui, au final, nuit aux élèves.

Dans le cadre du débat, le SPPLRN invite la société civile à se pencher sur les dossiers suivants: les directions régionales du MELS, une structure intermédiaire dont l’utilité reste, selon eux, à démontrer; les écoles privées subventionnées à 60 % (comparativement à 5 % en Ontario); et le Protecteur de l’élève, une idée noble, estime M. Bazinet, mais qui s’avère coûteuse dans sa forme actuelle.

«Il est impératif que le MELS revoie ses nombreuses exigences en matière de rapports et de reddition de comptes, qui mobilisent beaucoup de personnel et de ressources à un moment où les écoles font face à des difficultés croissantes. Parce que si elles étaient efficaces, elles auraient dû améliorer les problématiques auxquelles elles prétendent s’attaquer», a-t-il conclu.

Affilié au Syndicat canadien de la fonction publique, le SPPLRN est le représentant officiel des employés professionnels de trois commissions scolaires, soit des Affluents, de Laval et de la Seigneurie-des-Mille-Îles. Il représente plus de 700 employés au service des 120 000 élèves du territoire.

 

 

 

 

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