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Le PTDN s’installe à Boisbriand

Le Ptdn S’installe à Boisbriand

Le Ptdn S’installe à Boisbriand

Le PTDN s’installe à Boisbriand

Dans une salle expressément aménagée pour lui

Les principaux intéressés en rêvaient depuis des lunes, des projets avaient été élaborés, des annonces avaient été faites… puis défaites, si bien qu’on n’y croyait plus vraiment. Dossier classé: le Petit Théâtre du Nord (PTDN) s’installera définitivement à Boisbriand, dès l’été 2018.

La mairesse Marlene Cordato a profité de l’affluence des Beaux lundis d’été, au parc Claude-Jasmin, pour en faire l’annonce officielle, lundi dernier, devant un parterre rempli qui a accueilli la chose avec des applaudissements nourris.

Retour à la maison

Concrètement, l’église Notre-Dame-de-Fatima, récemment acquise par la Ville et désormais identifiée (avec le parc) comme le pôle culturel de Boisbriand, sera bientôt rénovée pour y accueillir le PTDN, lequel y établira sa permanence et pourra y tenir des activités toute l’année durant. Il faudra faire vite, mais il est d’ores et déjà acquis que la compagnie y présentera sa prochaine production estivale.

«Le Petit Théâtre du Nord est un joyau culturel originaire de Boisbriand. C’était important de lui faire une place et de l’accueillir chez nous, chez lui» , a déclaré Mme Cordato qui, ce faisant, voit l’offre culturelle résolument bonifiée dans sa ville.

Les membres fondateurs du PTDN, Sébastien Gauthier, Louise Cardinal, Mélanie St-Laurent et Luc Bourgeois, tous résidants de Boisbriand, étaient évidemment sur place et ont rappelé leur désir, en 1998, alors qu’ils complétaient leur formation théâtrale au Collège Lionel-Groulx, de créer une compagnie professionnelle dans la région. Vingt ans plus tard, ils sont toujours là et se réjouissent maintenant de disposer d’un lieu qui leur est dédié.

Une salle polyvalente

Il s’agira, a-t-on précisé, d’une salle à géométrie variable qui permettra de créer des structures scénographiques en fonction des spectacles et de leurs concepteurs. On pourra y accueillir entre 180 et 220 spectateurs, ce qui permettra de conserver le caractère intimiste des productions du PTDN. La billetterie, les bureaux administratifs de même que la salle de répétition de cette compagnie constituée en OSBL y seront également aménagés.

Bien entendu, la Ville y tiendra ses activités culturelles, dans une dynamique de gestion partagée dont les paramètres demeurent à déterminer. La mairesse suggère déjà que la troupe vocale Les Vagabonds de Boisbriand et l’Orchestre symphonique des Basses-Laurentides, par exemple, pourront y présenter leurs concerts.

Le PTDN d’abord

Chose certaine, et au risque de se répéter, cette salle sera expressément pensée pour le PTDN et il est acquis que ses artisans participeront au processus, de la conception jusqu’à la coupe du ruban. «Ce ne sera plus un lieu qu’on va maquiller, chaque été, pour en faire une salle de théâtre. Ce sera plutôt un endroit conçu à cette fin» , assure Sébastien Gauthier.

Ce dernier confirme qu’une étude a d’ailleurs été faite quant à l’acoustique du bâtiment, un aspect qui ne nécessitera pas de travaux majeurs. «Il faudra faire certaines choses, évidemment, mais le défi n’est pas là» , dit-il, ajoutant qu’il se trouve plutôt dans l’organisation de cet espace qu’on veut polyvalent. Détail important: l’espace presbytère sera encore occupé par la paroisse Notre-Dame-de-la-Paix. Le Comptoir d’aubaines, Les Services d’entraide Le Relais et la Cuisine de Coco maintiendront leurs activités. Ajoutons à cela que l’église Notre-Dame-de-Fatima pourra encore accueillir des messes.

À l’origine: une grange

Enfin, pour la petite histoire, rappelons que le PTDN a été fondé en 1998 et qu’il a d’abord tenu ses activités publiques dans la petite grange du Parc du Domaine-Vert, jusqu’à l’effondrement du bâtiment à l’hiver 2008. Depuis, la troupe se produisait au Centre communautaire de Blainville, qui l’aura «temporairement» accueillie pendant que se tramaient et se détricotaient différents projets de salle à Boisbriand.

C’est maintenant chose faite et l’on se réjouit d’avoir désormais la possibilité de développer des projets à l’année. Ça reste à définir, mais on songe déjà à inviter d’autres compagnies de théâtre, à tenir des soirées de poésie, à organiser des ateliers d’écriture, bref, tel que l’exprimait Luc Bourgeois, en entrevue, «le PTDN sera partie prenante non seulement de l’aménagement physique de cette nouvelle salle, mais aussi de la philosophie artistique des lieux» .

 

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