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Le plafond des rêves de la PDM

Les élèves Précillia Julien, Sébastien Corbière et Chloé Dubé Leroux font partie des 925 jeunes qui ont pris part au projet Le plafond des rêves de la PDM.

Le plafond des rêves de la PDM

Inspiré de l’œuvre du photographe Adrian Fisk

«Je rêve d’une chose qui devrait être naturelle pour tous: la paix dans le monde.» Ce rêve de Sébastien Corbière, un élève de 5e secondaire, fait partie de ceux écrits lors d’une activité initiée par deux enseignants d’«univers social» de la polyvalente Deux-Montagnes (PDM), Marie-France Rochon et Philippe Cliche.

Les élèves de leurs classes devaient trouver un souhait qu’ils voudraient voir se réaliser pour un monde meilleur. Rapidement, cette idée tirée d’un article du quotidien La Presse a fait boule de neige. De 180 élèves, c’est finalement 925 jeunes de 1re et 2e secondaires, du programme d’éducation internationale et d’adaptation scolaire, qui ont pris part au projet intitulé Le plafond des rêves de la PDM.

Lors de leur préparation, les enseignants se sont rendu compte que le projet s’inspirait de l’œuvre du photographe britannique Adrian Fisk, qui a parcouru la Chine et l’Inde afin de rencontrer de jeunes adultes pour faire entendre leurs aspirations. «C’est très géographique. Ç’a piqué notre curiosité comme professeurs de géographie», d’indiquer Marie-France Rochon.

Concrètement, les élèves ont été invités à écrire leur rêve sur un carton et à se faire photographier avec celui-ci. Les affiches ont été suspendues au plafond de la place publique au retour des vacances de Noël. Quant aux photos, elles devraient défiler sur le circuit télé prochainement.

Les enseignants ont eu droit à des rêves de toutes sortes: des terre-à-terre chez les plus jeunes, des profonds chez les plus vieux. La santé, l’intimidation, la paix et l’environnement ont fait partie des thèmes abordés. «Nous avons lu des choses très tristes. Quand on connaît la vie derrière l’élève qui l’écrit, le souhait n’est pas banal, a souligné Mme Rochon. Certains vœux allaient droit au cœur.»

Élève de 2e secondaire, Précillia Julien a fait le vœu qu’il n’y ait plus d’intimidation dans le monde. Émue, elle a expliqué que son choix s’est fait facilement parce que son frère d’âge primaire en a été victime. Élève de 1re secondaire, Chloé Dubé Leroux a souhaité l’égalité entre les hommes et les femmes, particulièrement pour ceux habitant des pays musulmans et arabes. Selon Marie-France Rochon, les enseignants ne s’attendaient pas à un éventail de souhaits comme celui auquel ils ont eu droit.

«C’était une idée géniale. Tout le monde a embarqué. Ils n’ont pas eu besoin de rallier les gens. Si vous aviez vu les beaux rêves des élèves. C’est à se jeter par terre», de soutenir Dominique Carrier, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire.

Il y avait des rêves du type «je veux être riche», mais Mme Cliche estime que personne ne peut juger d’un rêve puisque celui-ci dépend du cheminement du jeune qui le chérit.

Parmi les vœux qui ont particulièrement marqué les instigateurs, Mme Rochon se rappelle celui qui disait: «J’aimerais pouvoir donner tout ce que j’ai reçu.» Pour Philippe Cliche: «J’aimerais ça que mon père cesse de pleurer la mort de son père et qu’il remarque que je suis là pour lui.»

«C’était rare les rêves qui sortaient de nulle part», estime l’enseignante. «C’est encourageant. C’est épuisant de lire dans les journaux des nouvelles axées sur la minorité de jeunes qui fait le bordel. Les jeunes ont des rêves, une vision pour l’avenir», a-t-il tenu à signaler.

 

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