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Le photographe Serge Therrien remporte la plus haute distinction nationale

Serge Therrien pose fièrement avec la plus haute mention nationale de sa profession.

Le photographe Serge Therrien remporte la plus haute distinction nationale

Le photographe de Deux-Montagnes Serge Therrien a obtenu la plus haute mention nationale de sa profession, méritant le titre de Master of Photographic Arts of Canada.

«Je suis membre de l’Association des photographes professionnels du Canada depuis 1999 et j’ai participé à de nombreux concours. J’ai eu ce titre national à force de participer à des compétitions. Par photo primée, tu reçois l’équivalent de 6 points et ça prend 500 points pour remporter ce titre», a expliqué Serge Therrien, lorsque rencontré en entrevue à son studio de Deux-Montagnes.

Lors de sa plus récente compétition qui a lui a valu l’atteinte de l’objectif ultime, Serge Therrien a présenté devant un jury national composé de membres de plusieurs provinces canadiennes, un ensemble de dix mariages avec dix photos différentes.«Je suis très fier de cette haute distinction. Lors du congrès 2014 qui aura lieu à Winnipeg, je serai officiellement présenté devant tous les participants, membre de l’élite des photographes professionnels du Canada», de préciser le photographe.

Avant d’en arriver à ce haut fait d’armes, l’homme de 59 ans a trimé dur. Il a grandi avec la photographie, car son père était photographe. Serge Therrien avait toutefois choisi d’être outilleur en avionnerie pour Canadair.Comme il avait de la difficulté à avoir un patron, il a laissé Canadair après 11 ans pour ouvrir un commerce de photographies à l’intersection du chemin d’Oka et de la 19e Avenue. C’était en 1986. «Le 23 décembre 1987, le commerce à côté a pris feu et nous avons été très affecté par la fumée. J’ai eu un infarctus peu de temps après et j’ai fermé boutique.»

En 1989, il repart en neuf et loue la bâtisse située au 1806, chemin d’Oka. Il est devenu le propriétaire de l’endroit en 1992. Aujourd’hui, les murs sont ornés de plusieurs dizaines de prix et certificats, et son studio peut accueillir un groupe de 35 personnes.

«J’expose mes nombreux prix parce que ça rassure la clientèle.Ma spécialité, c’est le portrait. Les clients voient qu’ils ne font pas affaire avec n’importe qui. Ils vont souvent me dire que je vais avoir tout un défi parce qu’ils ne se trouvent pas photogéniques. J’accepte le défi et je n’ai pas peur de dire que mes clients sont très heureux des résultats», de poursuivre le photographe.

Serge Therrien ajoute que pour l’obtention de ces prix, il n’y a rien eu de facile. «Chaque photographe peut penser avoir la plus belle photo. À mon premier essai pour être nommé maître photographe, j’ai présenté un ensemble de 10 photos et seulement deux ont retenu l’attention du jury. J’étais très frustré et j’en ai même pleuré. Je me suis finalement raisonné et je me suis dit que ce ne sont pas des caves, ces juges-là.»

Il a compris davantage lorsqu’il a été lui-même accrédité par son associationpour être juge lors des compétitions provinciales. «J’ai été juge à sept reprises. On peut avoir jusqu’à 500 photos à juger. Nous sommes cloîtrés toute la journée avec seulement une heure pour manger. Les photos sont numérotées et anonymes. Pour qu’une photo soit gagnante, nous avons besoin d’un vote majoritaire de la part des juges. C’est très sérieux.»

Parmi ses nombreux prix, Serge Therrien a reçu la médaille d’or de la Corporation des maîtres photographes du Québec, le Premier prix au Canada pour portrait de mariage, et le prix Soleil Levant comme étant le photographe le plus prometteur des années 2000. Il a aussi obtenu la plus haute mention internationale avec son portrait intitulé 2 000 ans après Jésus-Christ. Pour cette photo, il avait regroupé des motards de la région afin de reproduire la dernière Cène. Cette œuvre a été exposée à Las Vegas et dans le livre des 300 plus belles photos du monde, édition 2000.

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