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Le ministre Gendron veut attirer les jeunes

Le ministre François Gendron a visité les serres du CFAM en compagnie des députés Denise Beaudoin et Daniel Goyer.

Le ministre Gendron veut attirer les jeunes

Pénurie de main‑d’œuvre agricole

En visite au Centre de formation agricole de Mirabel (CFAM), le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, également vice-premier ministre, François Gendron, s’est dit préoccupé par la pénurie de main-d’œuvre agricole.

Le CFAM compte aujourd’hui une centaine d’élèves, un chiffre moins élevé que par le passé. Pourtant, les agriculteurs se plaignent d’un manque de main-d’œuvre. Une pénurie particulièrement sensible en production animale où il existe de gros besoins lors des périodes de pointe, ou pour suppléer les agriculteurs en arrêt maladie ou en vacances.

Le directeur du CFAM, Claude Cadieux, le regrette: «Dans l’imaginaire collectif, il faut être né sur une ferme pour y travailler. C’est absolument faux. Cela s’apprend, même pour un jeune né en ville. Et puis la vision du métier est archaïque, éloignée de la réalité. On entend encore: pas besoin d’aller à l’école pour travailler en agriculture. Ce sont en réalité des domaines très techniques qui nécessitent une formation pointue.»

Le ministre François Gendron a reconnu cette situation qu’il juge paradoxale. «Le secteur est en santé, a‑t‑il dit, l’agroalimentaire progresse de 8 ou 9 % à l’export. C’est un domaine plein de vitalité. Il faut sensibiliser les jeunes à cette réalité. Je n’ai rien contre les Guatémaltèques et les Mexicains; d’ailleurs, nous allons œuvrer pour faciliter leur recrutement. Mais je préfère encore la main-d’œuvre de chez nous!»

Autre défi à relever pour le CFAM: la diversité des productions du territoire et donc des besoins en formation. L’établissement a ainsi développé son offre de formation continue. «On veut travailler main dans la main avec les entreprises, répondre à leurs besoins. Cet hiver, près de 200 personnes participeront à des sessions de formation continue», a indiqué M. Cadieux.

Pour autant, le défi de la promotion du métier auprès des jeunes reste à relever, et ce, malgré les efforts de communication développés par l’établissement. Les professionnels ont lancé un appel au ministère pour «mutualiser les moyens de communication».

Le ministre Gendron a ensuite dialogué avec une délégation d’agriculteurs. Il s’est montré rassurant au sujet de la loi 46 sur la lutte contre l’accaparement des terres: «Nous n’avons pas encore défini le système. Ce ne sera pas forcément le modèle français avec droit de préemption. Mais il faut être prévoyant sur ce sujet, même si 85 % des terres agricoles appartiennent encore aux Québécois.»

Pour sa part, Richard Maheu, président de l’UPA (Union des producteurs agricoles) Outaouais-Laurentides constatait amèrement que, faute de terres disponibles, certains agriculteurs du territoire devaient aller chercher du terrain à… Gatineau. «Il faut préserver notre grenier!» a‑t‑il insisté.

Enfin, le ministre a apporté son appui au dossier de relance de l’abbaye cistercienne d’Oka. «On veut conserver ce joyau agricole, culturel, historique», a noté Claude Cadieux. «On n’imagine pas forcément le retour de l’enseignement, mais plutôt un espace de recherche ou de transformation collective qui répondrait aux attentes des petites entreprises agricoles du territoire.»

Ce dossier doit être étudié par le Conseil des ministres du Québec.

 

 

 

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