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Le ministère de l’Environnement s’attaque à G&R Recycling

Le centre de tri est situé au cœur d’une zone agricole.

Le ministère de l’Environnement s’attaque à G&R Recycling

Un centre de tri au cœur de la tourmente

Votre hebdo L’ÉVEIL en avait fait état en long et en large au début d’avril 2018: le centre de tri G&R Recycling, situé sur le rang Saint-Jean, à Kanesatake, sur une parcelle de terrain située aux limites d’Oka, Saint-Placide et Mirabel, importune de nombreux résidants du secteur. Le 8 janvier, après de nombreuses inspections des lieux, le ministère de l’Environnement émettait finalement un avis préalable.

En marge de cet avis, les propriétaires de ce site de tri de matériaux de construction et de démolition, Gary et Robert Gabriel, doivent cesser tout dépôt de matières résiduelles dans un lieu non autorisé et remettre le site dans l’état où il se trouvait à leur arrivée, le 22 juin 2015.

Ce sont des citoyens qui demeurent à proximité du site, exaspérés par les odeurs qui en émanent et le va-et-vient continuel de semi-remorques sur le rang Saint-Jean, qui ont porté plainte.

«Ils y brûlent des maisons démolies et du bardeau d’asphalte. Ça sent toujours le vieux bois. Ils sont en train d’affecter la nappe phréatique. C’est dangereux pour notre santé» , expliquait, en avril 2018, un résidant de ce secteur qui avait alors préféré garder l’anonymat, de peur de représailles.

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Depuis l’ouverture du site en 2015, plusieurs démarches ont été entreprises par la Municipalité d’Oka afin que cesse l’exploitation de ce centre de tri en plein cœur d’une zone agricole.

«Aujourd’hui, en 2020, indique Pascal Quevillon, maire d’Oka, malheureusement le mal est fait et les conséquences se font sentir par les gens autour du site se trouvant sur le territoire de Kanesatake

Pour M. Quevillon, il importe que les démarches réalisées auprès du ministère de l’Environnement se poursuivent afin que cesse une fois pour toutes «ce désastre environnemental en zone agricole» , d’insister le maire d’Oka.

«Les prochaines démarches, poursuit-il, seront en lien avec le nettoyage du site en question qui sera, selon le Ministère, sous la responsabilité du gouvernement fédéral.»

De nombreux constats d’infraction

Au fil des ans, G&R Recycling a reçu plusieurs constats d’infraction du Directeur des poursuites criminelles, mais cela ne semble pas trop effrayer les frères Gabriel.

Pas plus tard que le 11 mars 2019, après une xième visite des lieux par les représentants du ministère de l’Environnement, quatre constats étaient émis. L’un d’eux faisait état des quelque 400 000 mètres cubes de matières résiduelles entreposées sur le site alors que la loi n’en permet que 28 000.

Le 6 novembre 2019, lors d’une autre inspection du ministère de l’Environnement, on constatait cette fois une résurgence d’eau noirâtre «à l’odeur intense qui s’écoulait dans l’environnement» , écrit-on dans le rapport publié.

«Cette eau a été échantillonnée, écrit le ministère. Les résultats démontrent une eau qui rejette bien au-delà de la concentration naturelle des contaminants associés aux sulfures, à l’azote ammoniacal et à la bactériologie, ce qui peut nuire à l’être humain

G&R Recycling doit maintenant se conformer à la Loi sur la qualité de l’environnement et remettre le lot dans l’état où il était. De plus, l’entreprise doit transmettre au ministère de l’Environnement, et ce, sur une base mensuelle, une preuve de la disposition des matières résiduelles dans un lieu autorisé et procéder aux aménagements complets des aires de tri.

Rappelons que lors de la séance du conseil de bande du 7 octobre 2014, le grand chef du Conseil mohawk de Kanesatake, Serge Otsi Simon, avait approuvé le déménagement du centre de tri G&R Recycling, du rang du Milieu vers le rang Saint-Jean.

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