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Les «dons sauvages» ne sont pas acceptés au Grenier populaire des Basses-Laurentides.

Le Grenier populaire n’est pas un dépotoir

Il semble que plusieurs citoyens de la région n’aient toujours pas compris l’utilité et la mission du Grenier populaire des Basses-Laurentides situé à Saint-Eustache. Encore trop de gens s’y arrêtent pour y déposer leurs encombrants comme s’il s’agissait d’un dépotoir. Il faut que ça cesse, insiste la direction générale.

La mission du Grenier populaire des Basses-Laurentides, qui a célébré ses 30 ans en 2020, est avant tout sociale. On y accompagne et forme des individus en vue de les intégrer vers le marché du travail. Le magasin, situé au premier plancher des locaux de l’organisme, rue Saint-Laurent, à Saint-Eustache, leur sert en quelque sorte d’école, tout en étant bénéfique pour la population qui peut s’y procurer différents articles ou vêtements à petits prix grâce aux dons des citoyens.

«Nous ne sommes pas des dépotoirs ou des écocentres», lance la directrice générale de l’organisme, Geneviève Éthier, qui en a assez de voir s’empiler des rebus à l’arrière de la bâtisse. La situation était telle au retour de la période des Fêtes qu’il était pratiquement difficile d’y circuler.

«Les gens ont quelque chose chez eux dont ils veulent se débarrasser et ne veulent pas attendre la collecte des gros rebus. Ils viennent donc porter ça chez nous. Arrêtez, nous sommes un centre de bienfaisance et de formation!», poursuit Mme Éthier qui a l’appui de la Ville de Saint-Eustache et de son Service de police pour régler cette problématique une fois pour toutes.

«Nous ne sommes pas un atelier de réparation non plus! Si un objet est brisé, nous ne le réparerons pas. Nous le mettrons plutôt aux poubelles!», d’ajouter la directrice de l’organisme.

Nouvelle façon de faire

Étant donné la pandémie, les façons de faire ont changé au Grenier populaire des Basses-Laurentides. Dorénavant, et jusqu’à nouvel ordre, il n’est plus possible de s’y présenter comme avant pour laisser sa marchandise ou faire ses emplettes.

L’organisme est maintenant ouvert sur appel pour les dons et les achats. Il faut appeler au 450 623-5891, poste 3. Tous les dons déposés à l’extérieur ou à côté des cloches iront malheureusement aux déchets. Il est donc important de prendre rendez-vous afin que les dons soient gérés de façon sécuritaire.

«Les dons sauvages comme nous les appelons dans le milieu ne sont pas acceptés. Vous ne voulez plus de cette petite table qui traîne dans votre salon? Parfait, appelez-nous et venez nous la porter à telle heure», de dire Geneviève Éthier, assurée que d’agir ainsi permettra aux membres de son personnel de mieux gérer ce qui entre et qui sort du Grenier populaire.

Les ventes se poursuivent

La même philosophie s’applique à ceux et celles qui veulent faire des achats. Le magasin est évidemment fermé en ces temps de confinement, mais il est toutefois possible de se procurer articles et vêtements, sur rendez-vous, encore une fois. Les gens doivent donc appeler au Grenier populaire, dire ce qu’ils recherchent et venir le chercher.

«Ce n’est pas parce que les magasins sont fermés que la pauvreté a cessé. Si une personne dans le besoin veut un set de cuisine, elle ne l’achètera certainement pas sur Amazon ! Nous allons continuer à aider ces gens-là», de conclure Geneviève Éthier.

 

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