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Le «Don de vie» de Véronique Séguin

Photo Christian Asselin - Lors de la remise du Prix Humanitaire – Don de vie, on reconnaît Dr Éric Goyer, Nadyne Brochu, Véronique Séguin, Claude Proulx de la Fondation canadienne du rein, et Josée Bolduc, infirmière.

Photo Christian Asselin - Par altruisme, Véronique Séguin, psychothérapeute au CISSS des Laurentides, a donné son rein à un inconnu.

Le «Don de vie» de Véronique Séguin

Le CISSS honoré par la Fondation canadienne du rein

Psychoéducatrice au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, point de service de Deux-Montagnes, Véronique Séguin a récemment posé un geste remarquable en faisant don de l’un de ses reins à un étranger. Bien que tous s’entendent pour dire que le mérite lui revient entièrement, c’est son employeur, le CISSS, qui a été honoré pour l’avoir soutenue dans cette démarche.

À chaque année, depuis 2006, la Fondation canadienne du rein remet le Prix Humanitaire – Don de vie à une organisation pour reconnaître les efforts qu’elle a déployés pour faciliter la greffe ou le don d’un rein par l’un de ses employés. En 2018, c’est donc le CISSS des Laurentides qui a reçu cette distinction pour avoir permis à Véronique de réaliser son projet de vie.
«Dans le processus que j’ai vécu, qui a duré plusieurs mois, j’ai eu beaucoup de soutien de la part de mon employeur. J’avais des rendez-vous médicaux aux deux semaines. Nadyne Bolduc, ma chef de département, a beaucoup facilité ce processus-là en m’autorisant tous mes congés», a raconté Mme Séguin avec tant d’humilité qu’elle ne semble pas réaliser l’ampleur du geste qu’elle a posé. C’est d’ailleurs elle, en guise de reconnaissance, qui a soumis la candidature du CISSS à la Fondation canadienne du rein.
«J’ai fait un don d’organe non dirigé. J’ai donc donné un rein à une personne que je ne connaissais pas. Je ne sais pas si c’est un homme ou une femme, si la personne est jeune ou âgée, ni même d’où elle vient, mais on m’a tout de même confirmé que l’opération s’était bien passée».
Questionnée à savoir quelles ont été les raisons qui ont motivé sa décision, la donneuse a eu de la difficulté à mettre le doigt sur une raison en particulier. Si elle a agi ainsi, c’est simplement pour faire le bien.
«Pour moi, ce n’est vraiment pas grand chose! Honnêtement, le lendemain de l’opération, je me levais et j’étais correcte. Je n’ai eu aucune conséquence sur ma vie. Je suis en paix avec ça. C’est un choix que j’ai fait».
Puisque Véronique est ce que l’on appelle une «donneuse universelle», on peut facilement imaginer que la personne qui a reçu son rein l’attendait peut-être depuis un bon moment. C’est du moins ce qu’elle retient de cette aventure.
Wow!
Que ce soit sa supérieure immédiate, Nadyne Bolduc, chef de service en santé publique, ou le directeur de la santé publique au CISSS des Laurentides, Dr Éric Goyer, tous n’avaient qu’un seul mot à dire en écoutant Véronique Séguin raconter son histoire: wow!
Lorsque Véronique est entrée dans le bureau de Mme Bolduc pour lui parler de son «projet de vie», la mâchoire de cette dernière est tombée.
«J’ai d’abord dit: wow! J’y ai pensé deux secondes: notre offre de services, les collègues, les remplacements, etc., mais j’ai arrêté de penser et j’ai dit: ‘Oui. On va faire ce qu’on peut pour te supporter.’ Je trouvais trop beau ce qu’elle avait choisi de faire. Je suis tombée en admiration devant elle et j’ai foncé avec Véronique là-dedans!»
«Même si le prix est remis au CISSS aujourd’hui, a renchéri Dr Goyer, le focus doit être dirigé vers Mme Séguin. Quand j’ai entendu parler de ce geste, je n’en revenais pas. Il est difficile de faire signer la carte de don d’organe une fois mort, mais le faire de son vivant: wow!»
Mme Séguin milite d’ailleurs pour que l’on signe sa carte de don d’organe si on ne veut pas que l’on nous les prélève au lieu du contraire, comme c’est le cas actuellement, car selon elle: «beaucoup de gens oublient encore de le faire».
Quelque 500 personnes attendent toujours un don de rein au Canada, une statistique encourageante si l’on considère qu’elles étaient plus de 1200 dans la même situation en 2012.

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