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Photo Christian Asselin - Jean-François Lachance, directeur général de la CSSMI.

Le décrochage scolaire à son plus bas en près de 20 ans

«Cette réussite appartient à chaque employé de l’organisation!» — Jean-François Lachance, directeur général de la CSSMI

Le personnel de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) a de quoi se réjouir. Selon les plus récentes données publiées par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, celles de l’année scolaire 2014-2015, le taux de décrochage scolaire pour l’ensemble des écoles secondaires de la CSSMI se situe maintenant à 8,5 %, soit 12,5 % chez les garçons et 5 % chez les filles.

Il faut savoir que pour la cohorte 2013-2014, le taux de sortie sans diplôme ou qualifications s’établissait à 10,3 %, «ce qui était déjà excellent», de dire Jean-François Lachance, directeur général de la CSSMI. Toutefois, à l’aube de l’année scolaire 2014-2015, ce dernier avait lancé un défi à son équipe, défi qu’ils ont visiblement relevé avec succès.

«J’ai dit aux gens qu’il fallait casser le 10 %. C’est ce que j’avais lancé comme défi à l’équipe de gestionnaires. C’est sûr que pour nous c’est une belle réussite organisationnelle, une réussite qui appartient à chaque employé de l’organisation», a mentionné M. Lachance, rappelant qu’au tournant des années 2000, au terme de l’année scolaire 1999-2000, le taux de décrochage scolaire se situait à 30,1 %.

«Depuis les dernières années, a ajouté M. Lachance pour expliquer ces excellents résultats, nous avons apporté les changements nécessaires pour mettre la réussite des élèves au cœur de nos actions quotidiennes, misant beaucoup sur la formation de nos employés, notamment. Nous sommes aussi sensibles à l’importance de la contribution de la communauté à cette réussite. Les organismes du territoire sont des partenaires clés pour cette réussite collective!»

Une donnée significative

Pour une commission scolaire, le taux de décrochage scolaire est une donnée sur laquelle on s’appuie pour évaluer sa performance. Aux dires de M. Lachance, il s’agit en fait de la donnée la plus révélatrice.

«Il existe plusieurs indicateurs de performance, mais pour nous c’est celui qui est le plus intéressant, le plus significatif, car il me dit que mes élèves réussissent et qu’ils sont actifs dans leur voie qualifiante.»

C’est ainsi qu’à la CSSMI, on n’hésitera pas à interpeler les élèves qui sont en difficulté, à raccrocher ceux et celles qui ont peut-être perdu espoir de réussir.

«L’élève qui est à la maison, on ne le laisse pas là, insiste Jean-François Lachance. On l’invite à venir s’asseoir avec nous et regardons avec lui quelles sont les voies qualifiantes en fonction des possibilités qui s’offrent à lui. La voie régulière n’est pas toujours possible pour tous, mais de beaux métiers sont offerts aux jeunes qui choisissent la formation professionnelle. Chaque élève peut réussir. Si on n’en est pas convaincus, on a un problème!»

Ailleurs au Québec

Avec son taux de 8,5 % de décrocheurs, la CSSMI est première à ce niveau dans les Laurentides, les taux de décrochage des commissions scolaires des Laurentides et Pierre-Neveu se situant respectivement à 19,2 % et 11,9 %. Le taux de décrochage chez les filles (5 %) est même inférieur à celui des filles qui fréquentent l’une des écoles privées de la région.

Bien sûr, pour l’ensemble du Québec, certaines commissions scolaires, de plus petite taille, faut-il le préciser, font meilleure figure, mais elles sont peu nombreuses.

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