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Le combat de tous les jours de Ginette Beaudin

(Photo Yves Déry) -

Le combat de tous les jours de Ginette Beaudin

Bénéficiaire de Sercan

(N.D.L.R.) — Dossier «Soins palliatifs»Au cours des prochaines semaines, vous retrouverez dans les journaux L’ÉVEIL et LA CONCORDE une série d’articles sur des femmes et des hommes de la région, rencontrés à la Maison de soins palliatifs à Saint-Eustache et au Centre Drapeau-Deschambault de Sainte-Thérèse, qui sont concernés ou en lien direct avec les êtres humains en fin de vie.

Ginette Beaudin dispute le combat de sa vie. Après avoir été en rémission pendant sept ans à la suite d’un cancer au rein droit, elle a appris qu’elle était atteinte d’une deuxième tumeur au rein gauche.

À la suite d’une année et demie de rémission, elle a reçu, il y a trois ans, cette nouvelle comme une douche froide: quatre nouvelles tumeurs l’attaquaient au pancréas, au cerveau et aux poumons.

Sercan est devenu pour elle sa deuxième maison. Elle a trouvé au sein de l’équipe de Sercan une écoute, une chaleur, un endroit où partager ses émotions et se détendre.

«Je suis bénéficiaire de Sercan depuis que j’ai voulu suivre des cours de yoga. Selon les médecins, je n’en avais pas pour longtemps à vivre et je voulais apprendre à respirer. Je me suis dit que j’en aurais besoin pour me battre», signale-t-elle.

L’organisme, qui lutte pour sa survie, a subi plusieurs changements administratifs et physiques, au cours des derniers mois, le forçant à prendre des décisions terre-à-terre pour subsister. «Il n’y a plus de services aujourd’hui, à part le transport et les rencontres d’échange à la Maison de soins palliatifs. Nous avons besoin de plus», soutient Mme Beaudin.

La Joséphoise se sent délaissée. «Il y a trois ans, notre local était au rez-de-chaussée. Maintenant, il est au deuxième étage. Je suis traitée par chimiothérapie en absorbant un médicament pendant 28 jours avant d’avoir deux semaines d’arrêt. Grâce à cela, mes tumeurs ont régressé, mais ce traitement attaque mes mains et mes pieds. J’ai de la difficulté à monter les escaliers», explique celle pour qui ces rencontres sont essentielles.

Le directeur général de Sercan, Serge Duthé, comprend tout à fait la dame pour avoir accompagné une conjointe dans son combat contre le cancer et avoir soutenu l’organisme pendant de nombreuses années avant d’en occuper la direction générale. «Nous n’avons pas de solution pour l’instant pour aider les bénéficiaires à aller en haut», convient-il. Installer un ascenseur coûte trop cher pour l’organisme qui a de la difficulté à payer ses dépenses récurrentes.

Mme Beaudin s’est plainte du manque d’espace à la Maison de soins palliatifs. «Depuis la fin des travaux d’agrandissement, les rencontres se déroulent dans la pièce la plus grande du deuxième étage avec une table de salle à manger, question d’encourager les confidences», indique M. Duthé. De plus, un tapis d’insonorisation a également été installé afin de ne pas empêcher les rires de ceux qui veulent entretenir leur goût de vivre sans déranger ceux qui en sont à leurs dernières heures et qui résident au rez-de-chaussée.

«C’est une question de survie, une question d’argent qui nous amène à prendre ces décisions administratives, mais je veux rassurer les bénéficiaires qu’on va être à leur écoute et qu’on va faire notre maximum pour répondre à leurs besoins», assure M. Duthé.

Se battre pour sa vie et celle de Sercan

Il importe pour la Joséphoise d’aider d’autres personnes atteintes de cancer à travers son propre combat. Elle souhaite être un modèle pour eux. «La plupart luttent contre une tumeur. J’en ai quatre», souligne la mère de deux fils et grand-mère de quatre petits-enfants. «Je vais chercher des dons pour Sercan. C’est un combat de tous les jours que je mène, mais je veux m’en sortir et j’ai besoin d’un endroit comme Sercan», mentionne-t-elle.

 

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