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Le cancer: les paroles pour aider…

(Photo Michel Chartrand) - La conférencière, Mme Marcelle Hazel.

Le cancer: les paroles pour aider…

Belles Rencontres 2009

Dans le cadre des Belles Rencontres 2009, Marcelle Hazel, une accompagnatrice chez Sercan, a pris la parole. Pour témoigner de son expérience personnelle face au cancer, mais aussi pour raconter comment la réaction et les mots des autres peuvent influencer le comportement de la personne atteinte.

«Je connais bien le sujet pour l’avoir vécu personnellement en 2003», a-t-elle introduit. Accompagnatrice depuis chez Sercan, un organisme qui offre des services pour les personnes atteintes d’un cancer, Mme Hazel sait pertinemment bien comment traiter la personne atteinte et que notre réaction face à la maladie risque fort d’être déterminante quant à la suite des choses. Trois mises en garde ont servi de toile de fond aux paroles de Mme Hazel. D’abord que le cancer n’est pas contagieux, ensuite que le mot cancéreux ni même le mot rémission ne sonnent comme des termes appropriés, enfin que le cancer n’annonce pas forcément la mort. «En 2003, les médecins m’ont condamnée. Nous sommes aujourd’hui en 2009 et je n’ai plus le cancer des poumons», a-t-elle fait remarquer.

Le silence des mots

Il reste que l’annonce du cancer demeure un choc et que plus souvent qu’autrement, estime Mme Hazel, les proches de la personne atteinte ne savent pas comment réagir, encore moins quels mots utiliser. «Si vous ne savez pas quoi dire, dites simplement que vous avez de la peine», indique-t-elle.

Du reste, pour accompagner et soutenir une personne qui vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’un cancer, il faut d’abord savoir écouter. «Parce que savoir écouter, c’est adoucir le chemin de la personne malade, sans la juger», souligne-t-elle. Vient ensuite le respect de la personne malade. Dans son intégrité comme dans la salle d’attente à l’hôpital! «Les salles d’attente sont le pire endroit pour vivre le découragement. La meilleure chose est de s’apporter un livre», lance-t-elle. Et de s’armer des meilleurs outils, selon chacun, pour faciliter la guérison. Comme l’alimentation, la visualisation, la méditation, l’acupuncture et autres. «Laissez-vous des portes ouvertes, allez vers les gens», propose-t-elle. Et tentez d’ignorer les phrases assassines, du genre «Je ne veux pas que tu meures!», «Le cancer, ça ne se guérit pas», ou pire: «On ne sait pas si on va pouvoir faire quelque chose pour vous…» Enfin, estime Mme Hazel, il faut reconnaître le courage des personnes atteintes qui doivent s’adapter le mieux possible à leur nouvelle réalité. «Personne ne choisit d’avoir le cancer. Mais il faut tout faire pour suivre notre chemin et faire du mieux qu’on peut», croit-elle.

Finalement, Mme Hazel, s’adressant cette fois directement aux personnes atteintes, a rappelé combien il était important de laisser couler ses larmes et de toujours garder en tête la raison pour laquelle on se bat. «Parce que c’est cette raison qui va vous garder la tête en dehors de l’eau. En ce qui me concerne, ma raison, c’était mon petit-fils de trois ans que je voulais tant voir grandir. Sans cet objectif en tête, peut-être que j’aurais abandonné mon combat», a-t-elle terminé.

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