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Les députés Luc Desilets de Rivière-des-Mille-Îles et Louise Chabot de Thérèse-De Blainville.

Le Bloc Québécois confiant d’exclure les partis politiques de la subvention salariale

À la suite du rejet, par la Chambre des communes, d’un amendement du Bloc Québécois visant à retirer aux partis politiques la subvention salariale destinée aux entreprises et aux organisations à but non lucratif en difficulté, le député de Rivière-des-Mille-Îles, Luc Desilets et la députée de Thérèse-De Blainville, Louise Chabot ont annoncé qu’ils continueront d’interpeller la bonne foi de leurs homologues pour mettre fin à cette pratique.

«C’est évident que des partis ayant accumulé 27 millions $ en dons cette année ne devraient pas toucher l’argent destiné aux entreprises en difficulté et aux organismes à but non lucratif. Aujourd’hui, il y avait une belle occasion de clore ce détournement de programme, mais ce n’est pas la dernière. Les libéraux ont affirmé avoir voté contre notre amendement seulement pour une raison de libellé à la toute dernière minute. Le Bloc Québécois les prendra donc au mot et les a déjà approchés pour convenir d’un libellé qui retire aux partis politiques l’accès à la subvention salariale», a déclaré Louise Chabot.

Alors que le projet de loi C-9 sur l’aide fédérale aux entreprises prolongeait le programme de subvention salariale jusqu’en juin 2021, le Bloc Québécois a déposé un amendement pour que les partis politiques n’y soient plus des « entités éligibles ». Les libéraux, le NPD et le Parti vert s’y sont opposés.

Pourtant, selon le Bloc Québécois,  les libéraux ont amassé 8,6 M$ en dons depuis le début de l’année et les conservateurs, 13 M$. Quant au NPD et au Parti vert, ils ont obtenu respectivement 3,6 M$ et 2 M$ en contributions de leurs sympathisants. Les libéraux ont touché 210 000 $ par mois en subventions salariales et les conservateurs, 179 000 $. Le NPD et le Parti vert continuent de réclamer la subvention salariale pour des sommes, respectivement, de 66 000 $ et 75 000 $ par mois.

«Tous les partis ont amplement les moyens de payer leur personnel avec l’argent de leurs donateurs. Des partis se définissant comme progressistes ne justifieront sans doute pas de prendre le pain de la bouche des entreprises en difficulté et des organismes de bienfaisance. Je ne crois pas qu’ils réclament que l’on taxe les élites et le 1 % pour remettre l’argent dans leurs propres poches. Ils auraient sûrement appuyé notre amendement si les libéraux l’avaient fait et je présume qu’ils seront avec nous dans nos prochaines démarches», a conclu Luc Desilets.

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