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L’alliance d’Annie Lalande et de son chien-guide

Annie Lalande avec son chien-guide, un Saint-Pierre.

L’alliance d’Annie Lalande et de son chien-guide

Vivre dans le noir

Perdre la vue, peu importe la raison, est une réalité qui n’est pas facile tous les jours. La perte d’autonomie et le stress sont des facteurs auxquels les non-voyants doivent faire face. Les chiens-guides Mira apportent un réel soutien, comme en témoigne Annie Lalande lors d’une entrevue avec L’ÉVEIL.

«C’est un travail d’équipe entre le chien et moi. Chacun a ses choses à faire. Le chien m’aide à me déplacer beaucoup plus facilement sans avoir à toucher à tous les obstacles comme c’est le cas avec la canne blanche», de commenter Annie Lalande.

Atteinte d’une maladie dégénérative des yeux, une forme de rétinite pigmentaire, Annie a perdu, dans la période de 16 à 20 ans, la vue de manière graduelle. Au début, elle a reçu une formation en mobilité avec la canne blanche et a obtenu son premier chien un an après sa demande, à l’âge de 24 ans.

Une des choses les plus difficiles et générant beaucoup de stress, ce sont les déplacements. Avec le chien-guide, tout devient un peu plus facile, même si le chien demande du temps pour s’en occuper, témoigne Annie.

Le travail du chien consiste à répondre aux commandements de direction d’Annie et d’éviter les obstacles. «Ce n’est pas lui qui décide quand traverser la rue, par exemple. Je dois écouter la circulation et lui commander de traverser. Cela demande de l’attention et de la concentration, autant du chien que de moi.», explique-t-elle.

C’est d’ailleurs en parlant de ce sujet qu’Annie a absolument tenu à rappeler que les gens ne doivent pas s’adresser ou flatter le chien, en aucun cas, car il pourrait être distrait dans sa tâche. «On travaille ensemble et on a notre complicité pour se comprendre. C’est important de ne pas le déranger, car il pourrait commettre une erreur et cela pourrait être dangereux pour moi s’il porte son attention ailleurs et que je me blesse», précise-t-elle.

Depuis qu’Annie Lalande a des chiens-guides, il a été plus facile pour elle de garder une certaine autonomie, en tant que parent aussi. Elle pouvait alors faire l’épicerie avec son enfant, aller chez le médecin ou le dentiste.

«Il permet aussi une démarche plus naturelle et une aisance. Je peux prendre le métro ou l’autobus, partout avec lui. Comme le chien permet une forme de communication avec les autres, les gens sont sensibles et courtois quand j’ai besoin d’aide», raconte-t-elle.

Les deux premiers chiens Mira qu’Annie a eus étaient des labradors et aujourd’hui elle se promène avec un Saint-Pierre, descendant de la race des labernois et se distinguant par sa couleur noire et blanche.

Dans l’environnement de sa maison, Annie Lalande a plusieurs trucs pour se débrouiller, comme le braille sur sa cuisinière ou une mémoire tactile pour ses vêtements. En effet, se souvenant des couleurs, lorsqu’elle magasine, elle mémorise la couleur et le type de tissu afin de pouvoir s’habiller. «C’est important pour moi d’être bien habillée, coiffée et maquillée», ce qu’elle fait elle-même.

Aujourd’hui, Annie pratique la massothérapie, après être retournée sur les bancs d’école, possède sa propre maison et s’implique dans son milieu.

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