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La Nuit des sans-abri: Une invitation à passer la nuit dehors

Nicole Carignan-Lefebvre

La Nuit des sans-abri: Une invitation à passer la nuit dehors

La 24e édition de la Nuit des sans-abri se tiendra simultanément dans 26 villes du Québec. Elle débutera dans la soirée du vendredi 18 octobre et continuera jusqu’aux petites heures du matin. À Saint-Eustache, cette activité, qui se veut une vigile de solidarité pour sensibiliser les citoyens, aura lieu sur le terrain de stationnement de la bibliothèque Guy-Bélisle, situé chemin de la Grande-Côte.

C’est ce qu’ont annoncé Daniel Goyer, député de Deux-Montagnes, et Denise Beaudoin, députée de Mirabel, entourés de Nicole Carignan-Lefebvre, conseillère municipale de Saint-Eustache, Diane Grenier, directrice de La Petite maison de Pointe-Calumet et Josianne Ricard, coordonnatrice de la Maison des jeunes de Pointe-Calumet, organisatrices de l’événement.

«L’itinérance ne se retrouve pas que dans les grands centres urbains, elle frappe aussi chez nous. Il faut nous donner les moyens de contrer ce mal de vivre que vivent trop de nos concitoyens, l’un d’eux étant de mieux informer les gens sur cette situation», a affirmé le député Goyer.

Pour sa part, la députée Denise Beaudoin a mentionné: «Il y a de plus en plus de femmes et de jeunes dans la rue. C’est une situation triste qui nous confronte, tous tant que nous sommes, à la pauvreté, à l’insécurité et à la fragilité de trop nombreuses personnes dans nos communautés, de tous âges et de toutes conditions.»

La conseillère Nicole Carignan-Lefebvre a ajouté: «La Ville de Saint-Eustache est fortement sensibilisée à ce phénomène que la majorité de la population ne veut pas voir. La Nuit des sans-abri constitue une occasion de mieux connaître cette situation souvent dramatique, et de poser un geste de solidarité en venant rencontrer les intervenants et les personnes directement concernées par l’itinérance.»

Le problème est vaste. Il n’est pas juste montréalais. À Saint-Eustache, a-t-on mentionné, une trentaine d’itinérants ont été répertoriés par les organismes. Ils peuvent se réfugier pendant la nuit dans un bac de recyclage ou dans une cloche de récupération de linge. Ces personnes font face à beaucoup de préjugés. Parmi eux, il y a des jeunes, des femmes et des gens âgés qui peuvent se retrouver dans la rue parce qu’ils ont été mis à la porte de leur foyer ou à la suite d’une maladie ou d’une dépression.

Diane Grenier, membre du comité organisateur de cette activité toute spéciale, est au premier rang dans la lutte à livrer à l’itinérance: «La société doit tendre la main aux personnes qui ont besoin d’aide. Cela se fait, dans le respect et la dignité, par le biais de nombreux organismes de chez nous qui accomplissent un travail, indispensable et formidable.»

Mme Grenier et sa collègue Josianne Ricard invitent donc les citoyens à venir passer la nuit dehors. La soirée débutera à 18 h et se poursuivra jusqu’aux petites heures du matin. Il y aura distribution de soupe et de hot-dogs, ainsi que de l’animation et des prestations musicales. On demande aux gens d’apporter des vêtements chauds qui ne servent plus. Ils seront remis à l’Accueil communautaire jeunesse des Basses-Laurentides. Les jeunes de la Maison des jeunes de Pointe-Calumet et de la Maison des jeunes d’Oka seront aussi impliqués lors de cette activité.

«Ceux et celles qui ont déjà assisté à cette Nuit des sans-abri disent avoir été marqués et ont changé leur regard sur les personnes itinérantes», a terminé Diane Grenier.

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