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La Municipalité n’a pas l’intention de laisser traîner le dossier

Photo Christian Asselin

Bien qu’elle ait débuté il y a plus d’un an, la construction du centre communautaire d’Oka ne progresse pas.

Depuis le congédiement de son directeur général, Jean-François Girard, la Maison des jeunes est demeurée fermée.

La Municipalité n’a pas l’intention de laisser traîner le dossier

Centre communautaire d’Oka

Grâce à une question posée par un citoyen lors de la séance du conseil municipal du 17 décembre, il a été possible d’en apprendre davantage sur l’avenir du futur centre communautaire d’Oka.

Grâce à une question posée par un citoyen lors de la séance du conseil municipal du 17 décembre, il a été possible d’en apprendre davantage sur l’avenir du futur centre communautaire d’Oka. Rappelons que, en construction depuis plus d’un an, la bâtisse qui abritera l’organisme n’a toujours pas été érigée, faute de fonds.

C’est donc le solage d’une construction inachevée qui orne ce terrain de la rue St-Jacques, adjacent à la Maison des jeunes et offert par la Municipalité d’Oka. Mais cette dernière n’entend plus à rire et si rien n’est fait prochainement, elle compte bien reprendre ce cadeau d’une valeur de 80 000 $, parole du maire Quevillon.

«On a cédé un terrain, avec un élastique. La condition était qu’il y ait un centre communautaire de construit à cet endroit-là. S’il n’y a pas de centre communautaire, le terrain doit nous revenir dans son état initial» , a indiqué M. Quevillon, qui s’attend donc, dans l’éventualité où on déciderait de lui redonner le terrain, à ce que ce dernier lui revienne sans solage.

«On parle environ de travaux de 40 000 $, ce que présentement, les administrateurs n’ont pas les moyens de payer. La dernière rencontre avec eux date de début novembre et je peux vous dire qu’ils travaillent fort pour sauver leurs fesses!»

Un dossier mal géré

Selon le maire d’Oka, c’est la mauvaise gestion de la Maison des jeunes (et du centre communautaire) par son ex-directeur général, Jean-François Girard, qui a mené à ce fiasco.

«Plusieurs critères obligatoires pour obtenir les subventions pour la construction du centre communautaire non pas été respectés» , de dire le maire d’Oka, faisant référence, entre autres, au fait qu’aucun appel d’offres n’ait été réalisé lors de la demande de subvention au Programme d’infrastructure Québec-Municipalité (PIQM). M. Quevillon soutient également qu’il n’aurait pas fallu commencer les travaux avant d’avoir obtenu l’approbation des demandes de subventions.

«Ces deux critères majeurs n’ont pas été respectés par l’ex-directeur de la Maison des jeunes, insiste Pascal Quevillon. Jean-François Girard a donné beaucoup pour la Maison des Jeunes dans les dernières années et je lui dis bravo, poursuit-il, mais il est malheureusement aussi responsable de sa fermeture temporaire. Il s’est lui-même mis des bâtons dans les roues» .

Le premier magistrat d’Oka en rajoute en affirmant que Jean-François Girard a demandé à un gestionnaire de contourner les règles d’obtention de permis en lui spécifiant de ne pas passer son dossier au comité consultatif d’urbanisme (CCU), mais plutôt de le présenter directement au conseil municipal.

«Ce que le gestionnaire lui a refusé catégoriquement malgré son autorité d’élu municipal. Venant d’un élu, c’est inacceptable! Le projet a été mal géré de A à Z. Des plans incomplets qui ne provenaient pas d’un architecte ont été présentés afin d’obtenir un permis de construction d’un bâtiment public ce qui a occasionné beaucoup de retard et de délais supplémentaires» .

Congédié de la Maison des jeunes avant les Fêtes, M. Girard, qui était aussi conseiller municipal, a accepté un emploi de travailleur de rue à Kujjuak. Avant de partir toutefois, il y est allé d’une sortie publique sur Facebook qui résume bien son état d’esprit.

«Fait 5 ans que j’endure les tentatives de salissage, les bâtons dans les roues pour mes projets et bien, fini! Il n’y en aura plus à partir de 2019!»

Nous avons tenté de joindre la présidente du conseil d’administration du centre communautaire, Vanessa Bowes, mais au moment d’écrire ces lignes, elle ne nous avait toujours pas répondu. Nous avons toutefois appris qu’un délai supplémentaire d’un an, jusqu’au 31 décembre 2019, avait été demandé à la Municipalité d’Oka qui réfléchit à la question.

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