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La justice sociale et non la charité

(Photo Michel Chartrand) - Le 20 novembre dernier, alors que les ministres Thériault et Hamad étaient réunis dans le cadre d’une consultation sur le prochain Plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, quelque 70 manifestants chapeautés par le Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté étaient rassemblés à l’extérieur.

La justice sociale et non la charité

Lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

Réunis à Saint-Jérôme, le 20 novembre dernier, dans le cadre d’une consultation sur le prochain Plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, accompagnée du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a tenu une journée de consultations à laquelle quelque 40 groupes représentatifs de leur milieu ont pris part.

Or, massées à l’extérieur, ce sont plutôt quelque 70 personnes qui attendaient de pied ferme les ministres. Des représentants de divers organismes ou comités et des personnes vivant elles-mêmes une situation de pauvreté, tous réunis au nom du Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté. «On n’a pas cru bon de nous inviter», a souligné d’emblée Pierre Dionne Labelle, agent de solidarité communautaire du ROCL (Regroupement des organismes communautaires des Laurentides). Sur l’heure du dîner, les ministres sont tout de même venus brièvement à la rencontre des manifestants. «On a fait valoir nos revendications et le ministre nous a écoutés poliment», a résumé M. Dionne Labelle.

En substance, et avec pour toile de fond le slogan On ne veut pas la charité, on veut la justice sociale, les manifestants ont profité de l’occasion pour exprimer leur mécontentement face au processus et au contenu de la consultation gouvernementale en cours.

Revendications de base

Essentiellement, on a ramené sur la table les revendications de base pour lutter contre la pauvreté, telles que l’accès, sans discrimination, à des services publics universels de qualité; le salaire minimum fixé à 10,66 $ l’heure (2009) et révisé annuellement; la hausse et l’ajustement annuel des protections publiques afin que toute personne ait un revenu au moins égal à la mesure du panier de consommation, soit 13 462 $ par année (2008).
«La question de la lutte contre la pauvreté ne peut pas être ramenée à de petites actions locales. Il faut aller aux sources du problème de la pauvreté. Sans des politiques publiques fortes qui s’appliquent à tous et toutes et qui améliorent les revenus des personnes en situation de pauvreté, le prochain Plan d’action gouvernemental risque plus de développer le cynisme que l’espoir de mettre fin aux inégalités», a-t-on pu lire dans un communiqué émis par le Collectif. L’aide sociale inadéquate et le manque de logements sociaux s’ajoutent aussi à la liste des revendications.

Enfin, le Collectif des Laurentides s’interroge sur les priorités du gouvernement, à savoir les baisses d’impôt consenties depuis 2000 et qui ont pour conséquences directes la diminution des services publics et les hausses de tarifs, en plus de miner la capacité de l’État à agir. «Nous souhaitons, en cette journée du 20 novembre, rappeler au ministre Hamad que le gouvernement du Québec a l’obligation, selon la loi 112, d’amener progressivement le Québec, d’ici 2013, au nombre des nations industrialisées comptant le moins de personnes pauvres. Or, il n’y a rien dans le document gouvernemental soumis en consultation qui laisse entrevoir la possibilité d’atteindre cet objectif», termine-t-on.

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