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La guignolée: Une action de solidarité pour donner au suivant

Le coordonnateur du Dépannage Saint-Agapit

La guignolée: Une action de solidarité pour donner au suivant

S’il y a un événement au cours de l’année au sein d’une municipalité qui fait en sorte de rapprocher les gens, c’est bien la guignolée, fin novembre, début décembre. Elle permet à des familles dans le besoin de mettre un peu de gaieté en ayant un panier de Noël bien rempli. Il y a toujours un groupe de bénévoles derrière cette grande réalisation humanitaire. Si à Saint-Eustache, ce sont les Chevaliers de Colomb, à Saint-Joseph-du-Lac, le Comité d’action sociale, ou encore Moisson Laurentides, nous retrouvons à Deux-Montagnes, l’organisme Dépannage Saint-Agapit avec, à sa tête, André Ouellet.

Ça fait 25 ans qu’André Ouellet donne au suivant. «J’ai commencé comme bénévole auprès de Dépannage Saint-Agapit et à un moment donné, les circonstances ont fait que je suis devenu coordonnateur il y a 15‑20 ans», mentionne M. Ouellet, sans préciser le nombre d’années. En fait, il ne les compte pas vraiment. Ce qui est important pour lui, c’est d’aider son prochain.

«À Deux-Montagnes, il existe une solidarité très forte chez les citoyens. On lance un appel pour avoir des bénévoles pour la guignolée et la population participe rondement», indique André Ouellet.

L’objectif est d’amasser assez de victuailles pour remplir entre 225 et 250 paniers ou encore l’équivalent de 80 000 à 85 000 $, ce qui en plus des paniers de Noël comprend les dépannages d’urgence durant l’année parce que «plusieurs démunis sont démunis à l’année», relate le bénévole Ouellet.

Pour le succès d’une guignolée, le principe de base est de récolter tout ce qui est possible de récolter au niveau des denrées alimentaires et des sous. Dès le mois de septembre, une demande est adressée aux donateurs réguliers soit environ de 150 à 200 personnes. Tous les citoyens de Deux-Montagnes ont ensuite reçu un avis que des bénévoles feront le porte-à-porte pour le ramassage des dons.

La guignolée s’est déroulée le dimanche 1er décembre. «C’est une journée stressante, mais nous sommes bien organisés. Nos 150 bénévoles sont gentils et sont collaborateurs et démontrent une belle solidarité.»

M. Ouellet a fait un décompte rapide de la récolte. L’objectif de combler les familles dans le besoin devrait être atteint encore une fois cette année, considérant que les écoles, les églises, la bibliothèque et le marché IGA vont apporter d’autres denrées.

Ceux qui désirent avoir des paniers ont deux semaines pour s’inscrire auprès de la Maison des citoyens à partir du 9 décembre. Ce ne sont pas toutes les familles nécessiteuses qui prennent l’initiative. «Nous recevons aussi des appels du CLSC ou des paroisses qui nous identifient des personnes dans le besoin. Nous les appelons personnellement pour qu’ils viennent s’inscrire. Si les gens ne s’inscrivent pas, ils ne pourront avoir de paniers.»

M. Ouellet constate que les familles sont de plus en plus isolées. «Avant, il y avait les sœurs, les frères, les oncles, les tantes qui pouvaient aider quelqu’un dans une mauvaise passe. C’est une réalité qui n’existe plus, car les familles sont plus petites. Les demandants se sont éloignés de leur parenté. Il y a aussi beaucoup de personnes seules de toutes les catégories d’âge, des gens désorganisés, des personnes malades et des sans‑emploi.»

Le samedi 21 décembre, les familles iront chercher leur panier à l’église Holy Family. «Ça se fait dans l’anonymat. Il a été un temps où les pompiers arrivaient dans une rue avec leur camion et livraient les paniers. Ce n’était pas très discret et les voisins pouvaient savoir. Pour ce qui est de nos bénévoles, leur travail est vraiment fait dans le but d’aider leur prochain. Nous sentons qu’eux aussi vont passer un meilleur Noël», termine André Ouellet.

 

 

 

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