- PUBLICITÉ -
La démission de Charette est réclamée

Le président de l’exécutif du PQ de Deux-Montagnes, Stéphane Pelchat.

La démission de Charette est réclamée

Le PQ de Deux-Montagnes veut une élection partielle

Il fallait s’y attendre! Silencieux depuis la décision de Benoit Charette de quitter le caucus des députés péquistes et le Parti québécois, parce qu’il est contre la tenue d’un référendum à brève échéance, les membres de l’exécutif du PQ de Deux-Montagnes lui demandent, deux semaines plus tard, «d'assumer sa volte-face et de mettre, du coup, son siège en jeu dans le cadre d’une élection partielle».

Dans un communiqué de presse émis le 5 juillet dernier, l’exécutif du PQ de Deux-Montagnes, présidé par Stéphane Pelchat, tient d’abord à se dissocier complètement de la décision prise par M. Charette, tout en estimant que celui-ci n’a plus la légitimité pour occuper le poste de député de Deux-Montagnes.

«Benoit Charette doit quitter son poste de député et se représenter lors d’une élection partielle, car c’est aux citoyens du comté de Deux-Montagnes et à eux seuls de décider s’ils veulent être représentés par un député qui a changé de position et dont l’engagement politique n’est plus d’œuvrer à la réalisation de l’indépendance du Québec», écrit l’exécutif péquiste deux-montagnais dans ce communiqué.

Celui-ci fait en outre valoir que M. Charette n’a pas seulement quitté le caucus péquiste comme l’ont fait les Lisette Lapointe, Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant, mais qu’il a également remis sa carte de membre et cessé son association avec le PQ. «Élu le 8 décembre 2008 sous la bannière du Parti québécois, Benoit Charette ne défend ainsi plus le programme sous lequel il s’est fait élire grâce à l’appui de 11 932 citoyens de Saint-Eustache et Deux-Montagnes», d’ajouter l’exécutif péquiste.

D’autres péquistes ont également demandé, ces derniers jours, la démission de M. Charette. C’est le cas de Jules Théorêt, un souverainiste de Saint-Eustache, qui, dans une lettre dont il a fait parvenir copie à L’ÉVEIL, rappelle à M. Charette qu’il «n’a pas été élu pour demeurer un député indépendant».

«Vous dites avoir trouvé une nouvelle motivation auprès de vos concitoyens. J’en suis fort aise. Démissionnez et allez vous faire réélire en leur expliquant vos nouvelles motivations. Là, vous saurez vraiment si vous les avez bien écoutés et bien compris. J’ai travaillé à vous faire élire, mais soyez assuré que je travaillerai à vous faire battre. Car ce que vous voulez en définitive, ce n’est pas un pays qui est nôtre mais bien de gérer une province dans le grand Canada. Vous voulez un fédéralisme renouvelé. Vous vous dites souverainiste et que vous ne laisserez personne affirmer le contraire. Avec un tel raisonnement, je crois que M. Jean Charest est lui aussi souverainiste», écrit, cinglant, M. Théorêt.

Rappelons que M. Charette a été élu à l’élection de décembre 2008. Il avait alors délogé la députée sortante de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Lucie Leblanc, avec une majorité de 2 981 voix. M. Charette en était alors à sa première tentative, même s’il avait tenté, pour l’élection de mars 2007, d’être le candidat du PQ. C’est le conseiller municipal Daniel Goyer, à Saint-Eustache, qui avait alors porté les couleurs péquistes et qui s’était avoué vaincu par 1 132 voix, alors qu’un vent adéquiste avait soufflé sur le Québec.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top