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La contribution du ministère de l’Éducation se fait attendre

(Photo Michel Chartrand) - Nadine Le Gal, directrice générale du Pôle universitaire des Basses-Laurentides.

La contribution du ministère de l’Éducation se fait attendre

Pôle universitaire des Basses-Laurentides

Depuis le 30 juin 2009, les responsables du Pôle universitaire des Basses-Laurentides attendent le renouvellement de leur enveloppe de financement de la part du ministère de l’Éducation du Québec.

Sans trop comprendre les raisons qui pourraient justifier, de la part de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, le retard dans le cheminement des sommes pour financer une partie des activités, la directrice du Pôle universitaire, Nadine Le Gal, se dit tout de même confiante que l’organisme puisse obtenir une écoute attentive dans ce dossier.
«Nous avons déposé formellement notre plan quinquennal dans les délais. Nous demandons 200 000 $ par année», explique Mme Le Gal, précisant que la ministre est bien informée de la chose et que la réponse officielle de son ministère est à l’effet que le dossier suit son cours.

Au début des activités du Pôle universitaire des Basses-Laurentides, l’organisme avait reçu du ministère de l’Éducation une enveloppe de 150 000 $ annuellement sur trois ans. Après trois ans, la directrice générale estime que l’organisme a fait ses preuves.
«On pense que nos demandes sont raisonnables. On fait une demande pour les cinq prochaines années pour consolider notre fonctionnement», explique Nadine Le Gal. Pour ce qui est du financement, l’organisme reçoit un tiers de la part des universités partenaires, un tiers du milieu, et un tiers à prévoir de la part du gouvernement du Québec.

Au cabinet de la ministre de l’Éducation, il semble que le dossier se soit buté à certaines réticences. «Je ne peux rien vous dire. Le dossier suit son cours», de simplifier Tamara Davis, attachée de presse de la ministre.

Selon les informations obtenues de la part du député de Groulx, René Gauvreau, la ministre Courchesne s’est engagée, devant le caucus des députés des Laurentides, à trouver 100 000 $. «C’est clair que la ministre s’est engagée à sauver les meubles. On lui a dit qu’il y a urgence pour le mois de décembre. Elle le sait et on lui fait de la bonne pression», indique le député.

Pour le député de Groulx, la ministre de l’Éducation devra présenter ses intentions quant à la survie des pôles universitaires et l’accès aux études supérieures en région. «J’ai de la difficulté à cerner ses véritables intentions. J’espère qu’elle n’est pas en train de confondre l’implantation de l’Université du Québec en Outaouais à Saint-Jérôme avec la mission et le rôle du Pôle universitaire», s’inquiète le député.

Il semble que la ministre de l’Éducation ait refusé de s’engager formellement pour un financement récurrent pour les prochaines années. «Il y a un débat qui s’en vient sur la place du savoir en région», estime René Gauvreau.

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