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Juste comme une différence

L’éducatrice spécialisée Chantal Lefebvre présentait Julie et Frédérique aux élèves d’Annie Simoneau.

Juste comme une différence

La déficience intellectuelle

Les élèves de l’école Gaston-Pilon rencontraient Julie et Frédérique, deux personnes handicapées intellectuellement qui leur ont fait voir qui ils sont vraiment. «C’est juste comme une différence», de résumer une élève, au terme d’une rencontre fort sympathique.

 

C’est l’enseignante Annie Simoneau qui nous recevait dans sa classe pour témoigner d’un échange entre ses élèves du troisième cycle et Julie, 26 ans, qui est restée handicapée physiquement et intellectuellement à la suite d’une naissance prématurée.

Frédérique a 34 ans et, comme sa défunte mère, il a subi un anévrisme cérébral qui lui interdit toute activité physique trop intense.

Les deux invités de l’école étaient accompagnés par Chantal Lefebvre, une éducatrice spécialisée, ainsi que du directeur du Bureau de Parrainage civique des Basses-Laurentides, David Lavallé, qui se réjouissait de cette sensibilisation auprès des plus jeunes.

«Julie est formidable; elle est toujours curieuse, mais elle est un petit peu gênée», de dire sa marraine, qui nous a aussi donné un truc: quand Julie relève son bras qui a moins de motricité, c’est qu’elle est intimidée.

Or, Julie a vite été adoptée par le groupe et elle s’est ouverte sur ses passions: la danse country, la visite qu’elle a faite aux studios de Virginie, à Radio-Canada, mais surtout le Village d’antan et Le Temps d’une paix, qu’elle a tout lu.

Elle a d’ailleurs écrit à la comédienne Nicole Leblanc qui lui a retourné une lettre que Julie connaît désormais par cœur. «J’aimerais ça jouer la troisième fille de Rosanna», avoue Julie qui est en admiration devant la comédienne.

Frédérique demeure en appartement supervisé et il sait tout faire, le ménage et le macaroni comme le pâté chinois, et il travaille quatre jours par semaine au dépanneur.

Il a déjà roulé en Porsche décapotable et le bowling ainsi que la danse sont ses passe-temps favoris. Il s’est fait remarquer comme disque-jockey, lors du dernier party du Parrainage civique.

Les enfants, presque des ados, semblaient fascinés d’entendre ces gens qu’ils auraient pu croiser cent fois sans jamais oser leur parler, et leurs invités étaient visiblement ravis de cet intérêt nouveau. Tout le monde était bien préparé, les questions des élèves ont nourri toute la période, la prof a fait du bon travail.

Il faut savoir que Julie et Fred se connaissent bien parce qu’ils font beaucoup d’activités au Parrainage civique: de la danse et des soupers, des parades de mode et des fêtes à Noël comme pour l’Halloween.

«Ça fait du monde à rencontrer», nous confiait Julie. «C’est plaisant de rencontrer des gens qu’on aime», d’ajouter Frédérique. Ils reviendront à l’école, la semaine prochaine, pour dessiner des cartes de Noël avec les élèves et ils sont déjà très attendus.

C’est l’un des objectifs du parrainage civique que de briser les tabous et surtout l’isolement qui en résulte pour les personnes qui ont une déficience intellectuelle, en les jumelant à un parrain ou une marraine avec qui ils partageront des activités et feront des sorties.

C’est fait pour Julie et Frédérique, mais d’autres sont en attente d’un parrainage pour se faire connaître.

Le Bureau de Parrainage civique des Basses-Laurentides est situé à Sainte-Thérèse. Information: 450-430-8177.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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