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«J’étais partie trop rapidement…»

Haïti, un an plus tard

Au départ, Caroline d’Astous avait planifié un séjour à Montrouis, un village haïtien situé à 60 km au nord-est de Port-au-Prince, pour aider bénévolement dans une école primaire. C’était son projet de vacances, après avoir voyagé au Pérou et en Afrique. Le 12 janvier 2010, elle se trouvait justement dans cette école lorsque le désastreux tremblement de terre est survenu. Même à Montrouis, elle a ressenti les secousses sismiques, prenant d’ailleurs l’initiative de faire évacuer le bâtiment dans lequel elle se trouvait de peur qu’il s’écroule.

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Ce n’est que quelques heures plus tard qu’elle a véritablement pris conscience de ce qui s’était passé, en voyant sur Internet, les reportages télé sur le sinistre. Chanceuse, elle est hébergée dans la résidence d’un Américain, équipée d’une coupole, d’Internet sans fil et d’énergie solaire. C’est grâce à Internet que le quotidien Le Devoir et Radio-Canada, puis LCN, prendront contact avec elle pour qu’elle réalise des reportages et témoigne de ce qui se vivait. Dans les premiers jours, elle était, faut-il le souligner, la seule journaliste québécoise sur place!

Après avoir constaté le désastre dans les jours suivants, elle revient finalement au Québec à bord d’un avion militaire, et décide, dans un premier temps de partager son expérience, au mois de mars, lors d’une conférence devant la section Laurentides de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). La question lui est posée: «Va-t-elle retourner en Haïti?». «Oui», répond-elle.

Ce qu’elle fera finalement au mois de juin dernier. «J’étais partie trop rapidement, sans dire au revoir aux gens que je connais. Et j’avais encore ces images de corps empilés, d’édifices écroulés, de gens en désarroi, dans la tête. Ça m’a fait du bien d’y retourner et de constater que la vie avait repris sa place», raconte la journaliste née à Deux-Montagnes.

Ce séjour, bénéfique pour elle, sera aussi l’élément déclencheur du documentaire et de l’exposition de photos qu’elle est à préparer dans des camps de déplacés de Port-au-Prince.

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