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Inversion de la ligne 9B: Enbridge a le feu vert de l’Office national de l’énergie

L'actuel tracé de la ligne 9B.

Inversion de la ligne 9B: Enbridge a le feu vert de l’Office national de l’énergie

La compagnie pétrolière Enbridge pourra finalement inverser le flux de pétrole qui coule tout au long de la ligne 9B et même en augmenter le débit: l’Office national de l’énergie (ONÉ) l’y autorise.

La réponse est arrivée jeudi dernier. Après les audiences houleuses, perturbées par des groupes environnementalistes, à Montréal et à Toronto, où elles se déroulaient en octobre dernier, la bénédiction de l’ONÉ était très attendue par Enbridge.

La direction d’Enbridge se réjouit évidemment de cette nouvelle, qui lui donne le feu vert pour l’inversion de la canalisation 9B, un tronçon de 639 kilomètres de la canalisation 9 de Westover jusqu’à Montréal.

Par voix de communiqué, le directeur Al Monaco a fait part de ses commentaires: «Pour le Québec, acheminer un nouvel approvisionnement en pétrole, plus fiable et à prix concurrentiel, pour répondre aux besoins des raffineries québécoises, protégera plus de 4 000 emplois, soutiendra une industrie pétrochimique dynamique et renforcera l’économie. Et il a ajouté: L’examen public du projet de la canalisation 9B a eu une large portée, a été transparent et approfondi.»

L’approbation de l’ONÉ est cependant assujettie de 30 conditions à remplir. La direction d’Enbridge assure qu’elle est en train de passer en revue les exigences et d’établir l’étendue des travaux afin de se conformer aux attentes de l’ONÉ. L’une de ces conditions, par exemple, oblige Enbridge à mener des activités de vérification de l’intégrité du pipeline et d’intervention d’urgence ainsi qu’à poursuivre les consultations en permanence, peut‑on lire sur le site de l’ONÉ.

Il fallait s’y attendre, les groupes environnementaux s’opposant au projet d’Enbridge depuis le début ont vivement dénoncé la décision rendue par l’ONÉ. «Cette décision n’est pas surprenante considérant que le fédéral et l’industrie pétrolière ont réécrit les lois environnementales pour approuver plus rapidement les projets de pipelines de sables bitumineux. Ces modifications drastiques occultent la question des changements climatiques et empêchent des milliers de Canadiens de se faire entendre sur ces projets qui auront des impacts importants sur leur qualité de vie, leur air, leur eau et leur santé. Cette décision engendre une aggravation de notre dépendance au pétrole sale sans possibilité de discuter des alternatives», a affirmé Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace.

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