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Hypersensibilité environnementale: Quand l'environnement devient votre ennemi

Micheline St-Onge relate les évènements qui l’ont conduite à développer de l’hypersensibilité environnementale.

Hypersensibilité environnementale: Quand l’environnement devient votre ennemi

Lorsqu'elle a ouvert la porte de sa demeure, à Deux-Montagnes, rien dans l'allure de Micheline St-Onge ne pouvait laisser croire que cette femme, retraitée depuis peu, était accablée par un handicap que plusieurs médecins du Québec hésitent à reconnaître comme tel.

Ils ne seraient qu’une poignée dans la province (contrairement à d’autres provinces, voire d’autres pays) à considérer l’hypersensibilité environnementale et électromagnétique comme autre chose que le syndrome de fatigue chronique ou un problème de santé mentale.

Pour la petite histoire, sachez que Micheline St-Onge fait partie de l’ASEQ (Association pour la santé environnentale) qui regroupe quelque 1 500 personnes, sur l’île de Montréal, incapables, pour la plupart, de respirer parfums, produits nettoyants, ou encore d’être en contact avec un ordinateur ou un téléphone cellulaire sans ressentir d’importants malaises.

Apprendre à gérer ou à éviter?

Pharmacies, centres commerciaux, supermarchés, la liste est longue pour ces hypersensibles qui doivent continuellement gérer leurs sorties à l’extérieur afin que celles-ci ne menacent leur santé physique.

Micheline, elle, réagit fortement à 75 produits de la vie courante, incluant le Wi‑Fi et l’électricité. Engourdissement, enflure, douleurs, maux de tête, les symptômes sont si éprouvants pour cette ancienne infirmière qu’elle évite à présent certains endroits publics afin de préserver sa santé. Ainsi, soutient-elle, elle a pu améliorer sa qualité de vie.

Inné ou acquis?

Si Micheline St-Onge n’est pas née avec ce handicap d’hypersensibilité environnementale, elle se souvient, par contre, de l’année où ses problèmes de santé ont apparu.

«C’était en 1987 et nous venions d’acheter un bungalow à Châteauguay. Une maison qui nous plaisait, commence Mme St-Onge. Or, dès le lendemain, en me réveillant, j’ai constaté que j’avais de l’inflammation à mes articulations. Mon fils, qui avait trois ans à l’époque, a commencé à être malade. Il avait des otites, ou encore des amygdalites à répétition.»

S’ajoute aux inflammations chroniques de la jeune femme, des douleurs aux articulations et aux pieds. «Ça me piquait, ça me démangeait et mes pieds enflaient», de continuer la dame.

Puis, ce sont des douleurs abdominales intenses qui surgissent. «À l’hôpital, on n’a rien détecté, malgré plusieurs tests. J’ai même eu des écoulements foncés qui sortaient des seins. Personne ne savait ce que j’avais.»

Son mari René ne ressent pas les mêmes symptômes que son épouse. En revanche, il attrape des boutons sur la tête. «À aucun moment on a soupçonné que notre maison en était la cause.»

 

 

À LIRE AUSSI:

• Hypersensibilité environnementale 2: Quand la maison rend malade

• Hypersensibilité environnementale 3: Un handicap pour la vie?

• Hypersensibilité environnementale 4: Un phénomène qui n’est pas reconnu au Québec

 

 

 

 

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