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Hugues Aufray: un soir seulement

Hugues Aufray sera de passage à Saint-Eustache, le mardi 27 novembre, dans le cadre de la tournée québécoise de son spectacle intitulé Visiteur d’un soir.

Hugues Aufray: un soir seulement… à Saint-Eustache

Le 27 novembre au Zénith

À 89 ans bien sonnés, l’auteur-compositeur-interprète Hugues Aufray tient résolument la forme et remonte sur la scène aujourd’hui même, en France, à l’aube d’une tournée appelée Visiteur d’un soir qui l’amènera au Québec dans quelques semaines, avec un arrêt prévu à Saint-Eustache, le mardi 27 novembre.

Ce sera un spectacle acoustique à trois guitares, au cours duquel le public pourra entendre les plus grands succès de ce monument de la chanson française (Adieu monsieur le professeur, Céline, Santiano, Stewball), lui qui éprouve une affection particulière pour la musique nord-américaine et les interprètes d’ici qui chantent bien, dit-il, parce qu’ils ont de bonnes voix et de bonnes oreilles.

Une affection de longue date

«Les Français aiment bien les Québécois, et moi en particulier» , s’exclame-t-il au bout du fil, quand on lui demande pourquoi il trouvait nécessaire d’inscrire le Québec dans son itinéraire de tournée. «J’avais 18 ans, la première fois que j’y suis venu, sans savoir ce que je ferais dans la vie, et j’ai éprouvé tout de suite le désir d’y émigrer» , raconte celui qui a fait ses débuts «canadiens» un peu plus tard, à la Comédie-Canadienne justement, côtoyant les artistes de l’époque (la fin des années 1950), dont un certain Félix Leclerc.

À ce propos, Hugues Aufray a mené à terme, en 2005, le projet d’un album hommage à Félix qui n’a malheureusement pas reçu l’accueil escompté. «C’est un échec de ma vie, dit-il. Je ne m’étais pas bien entouré, le disque a été mal distribué en France et ne s’est jamais rendu au Québec. Mais je dois dire que Félix Leclerc et Georges Brassens sont les deux poètes chantants qui m’ont donné envie de chanter moi aussi en français» , raconte celui qui en fera bien quelques-unes, tout comme il fera la part belle à Bob Dylan, un autre qui figure sur la liste des artistes qui l’ont marqué et influencé, à tel point qu’on lui aurait reproché, à une certaine époque, de vouloir américaniser la chanson française.

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Hugues Aufray met les choses en contexte: «Après la guerre, en 1946, j’ai rejoint mon père en Espagne où j’ai découvert, pendant trois ans, l’importance de la musique folklorique, qui était complètement disparue en France. Cette musique était profondément enracinée dans la culture. À mon retour en France, ce folklore était revenu, mais je ne pouvais pas le chanter, parce qu’il ne s’appuyait pas sur des rythmes contemporains. De l’Amérique nous parvenaient alors des chansons à quatre temps (jazz, gospel, negro spiritual, country, folk, rock’n’roll), donc davantage reliées au rythme du cœur. C’est ce que je suis allé chercher aux États-Unis» , résume l’artiste en se reconnaissant le mérite d’avoir initié un certain métissage qui a fait évoluer, pense-t-il, la chanson française.

Dans cette tournée (Visiteur d’un soir), Hugues Aufray propose donc une version épurée, disions-nous plus haut, de ses chansons qui sont alors déshabillées de leurs arrangements d’origine. «Ça me permet d’être en accord avec qui je suis. De dire aux gens: je donne le meilleur de moi-même, sans me mentir et en étant honnête avec vous» , dit-il, ajoutant que ces chansons seront livrées sur un mode intimiste, dans une formule qui lui permettra d’ajouter volontiers des anecdotes sur sa vie. «C’est davantage une veillée qu’un spectacle, comme on le faisait autrefois devant un feu» , image le chanteur pour en suggérer l’atmosphère.

Le philosophe chantant

Ça s’entend, après la longue et belle carrière qu’il a connue, Hugues Aufray ressent manifestement encore une très forte attirance pour la scène et, par extension, le public qui s’assoit devant. «Les médias ne sont pas fidèles. Ils vous oublient volontiers. Pas le public» , remarque l’artiste qui a pu notamment le vérifier il y a quelques semaines, alors qu’il était venu à Montréal faire la promotion de son spectacle et qu’on l’arrêtait sur la rue pour le saluer.

Une entrevue avec Hugues Aufray, c’est aussi une conversation avec un monsieur qui aime bien philosopher, qui a passé sa vie à observer la nature et les gens, qui attrapait parfois une guitare pour exprimer des choses relevant davantage du ressenti que de la réflexion. «Quand mes doigts seront coincés par l’arthrite et que je ne serai plus capable de tenir une guitare, j’ai le projet de monter sur scène pour prononcer des conférences» , exprime ce féru de philosophie, d’histoire, de sociologie, de physique quantique et de symétrie absolue, un homme qui est devenu un artiste malgré lui, dans une sorte de dérive de la vie.

Mais en attendant, il chante avec grand bonheur («Une bonne chanson, dit-il, doit pouvoir être entendue autant par un enfant de 7 ans qu’un homme de 90 ans» ) et souhaite vous voir nombreux, devant lui, à la salle du Zénith. «Ce soir-là, la scène m’appartiendra. Je serai chez moi et je serai heureux d’accueillir les gens un par un, pour leur raconter une partie de ma vie. Donc, ce visiteur d’un soir, ce sera vous» , invite-t-il.

 

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