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Germain Beauchamp: 65 ans de photographie

Tout au long de sa carrière

Germain Beauchamp: 65 ans de photographie

Tout a débuté en 1948

Parcourir les pages des albums de photos de Germain Beauchamp, c’est comme voir défiler l’histoire du Québec. Ici, une photo de Maurice Richard, le célèbre Rocket. Là, une photo de Paul Sauvé, le député d’ici, devenu premier ministre du Québec pendant précisément 114 jours, jusqu’à sa mort prématurée le 2 janvier 1960. Sur cette page, un cliché du Guy Lafleur, le fameux Démon blond.

Dans d’autres albums, on peut apercevoir d’illustres politiciens qui ont marqué l’histoire du Canada et du Québec, les John Diefenbaker, Maurice Duplessis, Pierre Elliott Trudeau, Jean Lesage, Pierre Laporte, Daniel Johnson et René Lévesque. Ah oui! Il ne faut pas oublier ces clichés avec certaines personnalités artistiques, comme Réal Giguère, sœur Angèle, Gaston L’Heureux et Monsieur Pointu.

Pas étonnant de découvrir de telles photographies dans les nombreux albums de Germain Beauchamp quand on sait que celui‑ci fête cette année ses 65 ans comme photographe. Il a non seulement eu l’occasion de capter des photos devenues mémorables, mais il a aussi été un témoin privilégié de la progression qu’a connue la photographie durant toutes ces années.

«À l’époque, on ne pouvait prendre que deux clichés à la fois, en retournant la plaquette. Puis, il fallait développer le tout en chambre noire. Avec les années, on pouvait prendre plus de photos à partir d’un même film. Puis, le 35 mm est apparu. Aujourd’hui, tout est devenu tellement si facile avec les caméras numériques», de dire le maître photographe qui a célébré ses 82 ans au mois de juin dernier. Même s’il a délaissé la photographie professionnelle en 2001, celui‑ci n’a cependant pas encore remisé sa caméra, lui qui se permet encore aujourd’hui certains projets privés.

C’est en 1948, alors qu’il avait à peine 18 ans, que son frère aîné Roland lui demande de l’aider comme photographe dans les mariages. L’année suivante, Germain Beauchamp achète sa toute première caméra, une Baldalux, laquelle pouvait prendre huit poses, chacune ayant un format de 4 x 8 pouces.

Celui qui se destinait plutôt à travailler le bois comme ébéniste a donc vu son avenir se dessiner autrement. Et 65 ans plus tard, il ne regrette rien de rien. Au contraire, l’homme a eu l’occasion de photographier quelques-unes des plus grandes personnalités du pays, entre autres comme photographe du journal LA VICTOIRE pendant une vingtaine d’années. «J’ai bien aimé cette période. J’aimais être dans l’action, que ça bouge», se rappelle‑t‑il.

Au cours de sa longue carrière, M. Beauchamp a même eu l’insigne honneur d’être reçu en audience privée, en 1990, par le pape Jean‑Paul II à l’occasion de la canonisation de mère Marguerite D’Youville, à Rome. «J’étais le photographe officiel de la Congrégation des sœurs grises de Montréal. J’avais donc mon accréditation de photographe au Vatican. Cela a été un grand honneur pour moi», mentionne le photographe qui a publié aux Éditions GID, avec la complicité de l’historien Marcel Paquette aux textes, deux livres de photographies, soit Deux-Montagnes: Dans le cours de l’Histoire (2006) et Saint-Eustache: Une âme patriotique (2008).

Le récipiendaire de l’Ordre de Saint-Eustache en 2008 est également l’auteur, cette fois avec le concours d’Yves Hébert pour les textes, d’un livre dont il est particulièrement fier: Patrimoine religieux du diocèse de Saint-Jérôme, publié en 2011 par les Éditions GID. «Ça m’a pris deux ans pour réaliser ce livre. J’ai visité toutes les églises (65 en tout), monté dans les jubés et parfois jusqu’à 106 marches pour bien illustrer la beauté de ces églises», explique celui qui a été nommé, en 1973, photographe de l’année par la Corporation des maîtres photographes du Québec.

Surtout, pour plusieurs milliers de personnes de la région, Germain Beauchamp, c’est celui qui les a captés pour les traditionnelles séances de photos de classes ou de graduation, ou encore à l’occasion de leur mariage. Des souvenirs devenus impérissables pour toutes ces personnes.

Homme de peu de mots, homme qui a finalement travaillé, avec les années, le bois comme il le souhaitait quand il était jeune (il est d’ailleurs très talentueux, comme en font foi les jouets en bois qu’il a confectionnés), Germain Beauchamp se rappelle‑t‑il son tout premier contrat?

«C’est ma belle‑sœur qui me l’a rappelé. À cette époque, elle n’était pas encore ma belle‑sœur! Ceci dit, j’avais eu le contrat du mariage de la fille du maire de Saint-Benoît, Thérèse Perrier. Cela avait été un bon contrat, avec une trentaine de photos commandées», raconte Germain Beauchamp.

C’était en 1948, il y a 65 ans…

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