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Fontaine, je boirai de ton eau!

Le maire de Saint-Joseph-du-Lac, Alain Guindon, heureux de pouvoir offrir à ses citoyens la fontaine publique, un projet qu'il préparait depuis la fin des années 1990, a procédé à la traditionnelle coupure de ruban.

Fontaine, je boirai de ton eau!

Concept unique à Saint-Joseph-du-Lac

Les citoyens de Saint-Joseph-du-Lac disposent désormais d'une fontaine publique, à la croisée du chemin principal et de la montée du Village, où ils peuvent remplir gratuitement leurs récipients d'une eau naturelle et exempte de produits ajoutés.

Cette station d’approvisionnement au concept original et unique au Québec a été inaugurée, mercredi dernier, en présence des élus municipaux et du maire de l’endroit, Alain Guindon, qui s’est acharné durant plus d’une dizaine d’années à concrétiser ce projet qu’il voyait comme la solution aux nombreux problèmes d’alimentation en eau potable de ses citoyens.

Les élus avaient d’ailleurs organisé la petite cérémonie à l’insu du maire, préférant lui faire une surprise pour mieux honorer son immense implication dans ce projet dont le coût total est de 4,6 millions de dollars.

«Considérant les sommes nécessaires à la construction d’une usine de filtration courante, on peut parler d’une économie colossale, doublée d’une grande réussite, surtout si l’on regarde où tout cela nous a conduits par la suite», assure le maire suppléant de Saint-Joseph-du-Lac, Benoît Proulx.

«Le maire était très visionnaire», a souligné M. Proulx, juste avant la coupure traditionnelle du ruban. «Merci pour ce grand cadeau collectif, cet or bleu», a-t-il ajouté en s’adressant au maire Guindon.

Pour la petite histoire, c’est l’usine de filtration de Deux-Montagnes qui, en dehors de sa propre municipalité, alimentait jadis en eau potable celles de Saint-Joseph-du-Lac, Sainte-Marthe-sur-le-Lac et Pointe-Calumet.

Ces territoires se densifiant au fil des ans, l’alimentation en eau potable se raréfiait régulièrement aux heures de pointe, en période estivale. Il fallait donc trouver une solution, rappelle M. Guindon.

En branchant le réseau d’aqueduc municipal aux puits du parc d’Oka, en janvier 2005, le maire Guindon est toutefois parvenu améliorer la situation des villageois, mais pas complètement celle des citoyens éloignés du village.

Si l’idée d’instaurer une fontaine publique paraissait intéressante, elle n’a toutefois pas été simple à mettre en place, soutient le maire Guindon, en insistant sur le soutien administratif apporté par la députée péquiste de l’époque, Hélène Robert, d’ailleurs présente à la cérémonie d’ouverture.

Il a fallu aussi effectuer 14 forages dans les sols d’Oka entourant le lac des Deux-Montagnes, avant de trouver une source promettant une eau de qualité pure. L’opération était risquée et aurait pu se révéler infructueuse. Et pourtant!

L’eau qui provient des puits souterrains du parc d’Oka serait d’ailleurs d’une qualité exceptionnelle. «L’une des meilleures au Québec», a tenu à certifier Yamina Benhouhou, une hydrogéologue du centre d’expertise en hydrogéologie AGEOS.

La fontaine publique est en fonction depuis trois mois. Pas moins de 600 personnes s’y sont déjà présentées avec leurs petites ou grosses bouteilles qu’ils peuvent remplir rien qu’en pressant sur le bouton jusqu’à l’obtention de la quantité désirée.

 

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