- PUBLICITÉ -
En banlieue aussi, ça existe…

En Banlieue Aussi, ça Existe…

En Banlieue Aussi, ça Existe…
En Banlieue Aussi, ça Existe…

En banlieue aussi, ça existe…

En octobre, l’itinérance, j’y pense!

On a bien involontairement choisi la journée la plus chaude de l’automne (c’était mardi dernier) pour annoncer la chose, les feuilles rougeoyantes qui commencent déjà à s’accumuler au sol nous confirment inéluctablement ce qui s’en vient: il fera gris, il fera froid, et tous n’auront pas la chance d’avoir toujours un toit pour s’abriter, des vêtements chauds ou même de quoi se nourrir tous les jours.

On a bien involontairement choisi la journée la plus chaude de l’automne (c’était mardi dernier) pour annoncer la chose, les feuilles rougeoyantes qui commencent déjà à s’accumuler au sol nous confirment inéluctablement ce qui s’en vient: il fera gris, il fera froid, et tous n’auront pas la chance d’avoir toujours un toit pour s’abriter, des vêtements chauds ou même de quoi se nourrir tous les jours.

On ne cesse de le répéter, le phénomène n’est plus exclusivement urbain, c’est pourquoi les organismes de la Table de concertation en itinérance de la MRC de Deux-Montagnes font à nouveau front commun, dans le cadre d’un exercice récurrent de sensibilisation qui se déroule, cette année, sous le thème En octobre, l’itinérance, j’y pense!

Secouer les préjugés

Lors d’un point de presse tenu à la bibliothèque Guy-Bélisle, à Saint-Eustache, Marie-Claude Renaud, directrice de l’organisme Accueil communautaire jeunes + (ACJ+), a pris la parole au nom de ses homologues pour rappeler à ses concitoyens que l’itinérance existe bel et bien en banlieue et qu’elle fait toujours face aux mêmes préjugés: «les itinérants refusent de se prendre en main» , «ils ignorent les services offerts» , «ce sont des bons à rien» , «ils ne veulent rien faire» , «ils sont violents et agressifs» , enfin, autant d’idées préconçues que rejettent les intervenants, convaincus qu’il n’y a rien de tel qu’une bonne conversation communautaire pour en secouer quelques-unes et nous faire comprendre que l’itinérance n’est pas un choix, mais plus souvent qu’autrement l’aboutissement d’une séquence d’événements malheureux comme la maladie mentale, un deuil important, une rupture amoureuse, une perte d’emploi, une accumulation d’échecs, bref, ce genre d’épisode éprouvant et fragilisant, duquel tous ne ressortent pas nécessairement grandis et ragaillardis.

Parce qu’il ne suffit toujours pas de se dire qu’on est capable de s’en sortir pour que la magie opère. «On n’a pas toujours les ressources qu’il faut à l’intérieur de nous. Et plus les gens ont un long parcours en itinérance, plus ils sont ancrés dans ce style de vie, plus il leur est difficile de s’en sortir» , signale Marie-Claude Renaud tout en précisant que, dans la MRC de Deux-Montagnes, on a répertorié environ 225 itinérants, pour la plupart des hommes âgés entre 45 et 55 ans, suivis de près par les 18 à 21 ans.

«On parle d’une itinérance cachée, en ce sens qu’on ne la voit pas au grand jour, comme c’est le cas dans les grandes villes, mais elle est bien réelle» , précise Marie-Claude Renaud en invitant la population à s’y pencher, ne serait-ce que pour constater et, ultimement, comprendre.

Actions et activités

Ainsi, pour peu que vous posiez le pied dans certains lieux publics de la MRC de Deux-Montagnes, votre regard sera forcément attiré vers ces fameuses cordes à linge porteuses de messages de sensibilisation, d’information et de revendications. Parallèlement, jusqu’à la fin du mois d’octobre, la population est invitée à faire don de vêtements chauds en les déposant au Répit de la rue, organisme situé au 305, rue Ferré, à Saint-Eustache.

Par ailleurs, deux activités sont prévues simultanément, le vendredi 19 octobre, dans le cadre de la 29e Nuit des sans-abri, un événement qui se déroulera dans une quarantaine de municipalités du Québec.

Plus près de nous, de 18 h à 23 h, le Pavillon de la culture de Pointe-Calumet accueillera un rassemblement citoyen. La population est alors invitée à y rejoindre intervenants et gens de la rue, dans le cadre d’une soirée de sensibilisation prévoyant des prestations musicales et des lectures de textes, le tout en dégustant un breuvage chaud ou une soupe. Notez bien, si le cœur vous en dit, vous êtes invité à faire don de produits hygiéniques qui seront remis sous forme de trousses à ceux et celles qui en ont besoin.

En même temps, de 18 h à 22 h, l’organisme Répit de la rue tiendra une activité similaire, alors que les citoyens pourront, en surplus, visiter les installations du 305, rue Ferré, à Saint-Eustache, où l’on offre aux itinérants un service d’hébergement de repas et de douche, toute l’année durant. Les itinérants seront par ailleurs conviés à une veillée à l’intérieur, où ils pourront manger, boire, se réchauffer et séjourner jusqu’au matin.

Information: Accueil communautaire jeunes +, au 450 974-1510.

Array
- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top