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Église évangélique de Deux-Montagnes: un changement progressif s'opère

Le pasteur Jean-Michel Juste estime que c’est dans l’expression de leurs valeurs que les nouveaux arrivants sont différents

Église évangélique de Deux-Montagnes: un changement progressif s’opère

Si la récente décision du pape Benoit XVI de se retirer de sa fonction de chef de l’Église catholique romaine a, encore une fois été, l’occasion pour plusieurs observateurs de mettre de l’avant la nécessité pour l’Église de changer son approche en vue de l’adapter au monde contemporain, il est de ces modifications, plus subtiles, qui s’opèrent à l’échelle locale.

L’Église évangélique de Deux-Montagnes a constaté un changement dans sa communauté au cours des dernières années. «Dernièrement, les membres ont voté pour que je puisse rester leur pasteur pour les prochaines années», explique le pasteur Jean-Michel Juste, lors d’une entrevue pour faire état de l’adaptation nécessaire de son organisation à de nouvelles réalités. «Cette marque de confiance me permet d’entrevoir de belles années au sein de la vie deux-montagnaise», dit-il, lui qui est en poste depuis janvier 2011 et habite Deux-Montagnes depuis 2002. M. Juste avait accepté l’intérim comme pasteur après le départ, au mois de décembre 2010, du révérend Wesley Peach. C’est ce dernier qui a été le fondateur de l’Église évangélique dans la région, il y a un quart de siècle.

Le pasteur Juste estime qu’il s’opère un changement «progressif, mais bien visible au sein de notre communauté tout comme dans Deux-Montagnes d’ailleurs. Plusieurs familles ont, pendant ces deux ans, rejoint nos fidèles. Ces familles nous viennent de Montréal et sont pour la plupart d’origine étrangère». Pour M. Juste, c’est un signe que Montréal s’élargit.

Ces familles, observe-t-il, proviendraient d’abord de l’Amérique de Sud, d’Afrique, de Colombie et d’Haïti, notamment. Cette arrivée de personnes et

de groupes de cultures différentes crée-t-elle des remous dans la communauté deux-montagnaise? «La société en général est peut-être un peu plus craintive par rapport aux gens de couleur. En tant que communauté chrétienne, ce n’est pas pour nous déplaire, bien au contraire. Il nous faut maintenant tenir compte de cette pluralité ethnique afin d’adapter aussi certaines manières de faire avec plus d’expression ou plus de ferveur, et c’est justement ce dernier point qui est intéressant, car un certain dynamisme renaît dans notre communauté», affirme-t-il.

De par leur culture, «les gens du sud vivent leurs choix de façon plus expressive», par rapport aux Québécois dits de souche, même si, à la base, les valeurs et enseignements sont les mêmes. Ce dynamisme se caractérise par des chants et des rythmes différents de ceux que l’on est habitué à entendre ici. M. Juste prône tout de même un juste équilibre entre cette nouvelle façon d’exprimer les valeurs de son église et une expression «plus calme et paisible», comme il la qualifie, chez les adeptes qui sont habitués à des cérémonies plus traditionnelles.

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