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Du bon pain comme chez grand-maman

La boulangère France Gosselin confectionne ses pains et ses pâtisseries entièrement avec ses mains.

Du bon pain comme chez grand-maman

Boulangerie artisanale du Vieux-Saint-Eustache

(NDLR) — Cet été, découvrez des endroits où il est possible d’acheter ou de cueillir soi-même produits, fruits, légumes et fleurs, et de les cuisiner ou de les savourer par après chez soi.

DÉCOUVREZ UNE RECETTE DE PAIN À LA FARINE DE BLÉ DU MOULIN LÉGARÉ EN CLIQUANT ICI

Si vous souhaitez goûter au vrai pain à l’ancienne cuit au four à bois et pétri à la main, un petit détour s’impose à la Boulangerie artisanale du Vieux-Saint-Eustache, située au 297, rue Saint-Eustache.

France Gosselin a investi les lieux en 2008 avec sa famille et s’est transformée en boulangère, elle qui ne connaissait rien à l’art de la boulange.

En visitant la maison ancestrale de la rue Saint-Eustache à vendre, Mme Gosselin a eu un véritable coup de cœur pour la partie derrière ayant jadis abrité une boulangerie. En apercevant le four à bois, Mme Gosselin a senti l’appel du destin.

«Quelque chose s’est passé en moi», confie la boulangère qui, jusqu’en 2008, occupait le poste de jardinier pour la Ville de Pierrefonds. L’odeur du bon pain s’est imprégnée dans l’esprit de France pour ne plus en ressortir.

Après avoir épluché une centaine de livres de recettes, France a élaboré ses propres recettes: pain de fesse, miche, baguette, marguerite, moulé. Ensuite, place à l’audace: pain aux dattes, canneberges, noix, chocolat, olives-tomates, fromage, tournesol, neuf grains.

En 2008, elle était enfin prête à ouvrir sa boulangerie.

Et à la Boulangerie artisanale de France, pas question de pétrir la pâte dans un appareil électrique, ce qui lui permettrait pourtant de tripler sa production. Les mains sont l’unique outil de travail de France et de Virginie, sa fille, qui travaille avec elle à la cuisine. «C’est la seule façon de bien sentir la texture et de savoir si le dosage est bon», explique la boulangère à la longue chevelure gris perle.

Mais qui dit méthode ancestrale dit aussi horaire de travail prolongé. Lorsque le cadran de France sonne pour l’avertir de se mettre aux fourneaux, il indique 2 h… du matin.

Une fois que le four de 13 x 11 pieds a atteint 425 degrés, le feu devient de la braise. C’est alors le moment d’enfourner les premiers croissants et autres pâtisseries gourmandes.

Ce sera ensuite autour des pains soigneusement préparés avec la farine du moulin Légaré. Selon ses dires, celui au chocolat fait fureur.

En plus des pains, pâtisseries, mini-pizzas et tartes, France la boulangère concocte des galettes à l’anis et à la noix de coco, en plus de préparer elle-même sa pâte d’amandes.

Mais la boulangère reconnaît que cuisiner «à l’ancienne» allonge énormément ses journées. Pour ne rien perdre de sa passion, elle a trouvé la solution: son commerce n’ouvre ses portes que le vendredi, le samedi et le dimanche. Et les clients s’ajustent.

C’est que Mme Gosselin sait s’y prendre avec eux. Elle aime bien leur faire un brin de jasette. «Je veux être une boulangère comme dans l’ancien temps, celle qui prend le temps de parler à ses clients», confie-t-elle.

Pour l’été, elle accueille ses clients dans la grange située complètement à l’arrière du bâtiment. Pour le côté rustique, mais surtout pour éviter à ses clients la chaleur suffocante du four à bois.

Et lorsque le temps se montre clément sans tomber dans l’excès, elle laisse l’espace adjacent et les quelques chaises qui y traînent aux poètes du coin.

Elle invite aussi musiciens et artisans intéressés à s’y installer lors du Festival de la galette et des saveurs du terroir.

 

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