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« Mon enfant n’a pas d’amis, que puis-je faire? »

DPJ: les signalements en chute libre

Plusieurs enfants de chez nous sont susceptibles d’être victimes de mauvais traitements dans le contexte actuel de la COVID-19.

Nous ne sommes sans doute pas alarmistes. Pas plus que nous ne versons dans le sensationnalisme (ce n’est tellement pas notre genre).

Baisse de 30 % des signalements

La chose étant que les chiffres disent que l’on enregistre une baisse importante des signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) des Laurentides depuis quelques jours.

Le constat découle d’une démarche entreprise par le Journal Infos Laurentides auprès des autorités concernées, à la lumière de ce qui semble se produire à l’échelle de la province.

«Au CISSS des Laurentides, la baisse est également palpable. La semaine dernière, on a enregistré 186 signalements, contre 270 pour la même semaine l’an dernier, soit une baisse de 30 %. Cette tendance à la baisse est également notable dans les chiffres des Laurentides si on ne regarde que la semaine précédant la fermeture des écoles: on avait alors reçu 246 signalements», nous a dit une source émanant du Service des communications du CISSS.

Le constat s’expliquerait, de toute évidence, par le fait que les enfants se retrouvent à la maison, sans éclairage sur ce qui se passe dans certains cas.

«Écoles, garderies, groupes communautaires qui suivent les enfants: c’est de là que proviennent plus de la moitié des signalements que reçoit normalement la DPJ», nous explique-t-on.

Vigilance sociale

À n’en pas douter, la situation inquiète au plus haut point la présidente de la Commission sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, Régine Laurent.

Ladite commission, rappelons-le, a été mise sur pied suite au décès de la petite fille de Granby.

«Le bien-être et la sécurité des enfants et des jeunes ne doivent pas sortir de notre radar de vigilance sociale pendant cette pandémie. Demeurons bienveillants envers nos enfants tout en menant la bataille contre la COVID-19. Je tiens à remercier chaleureusement les intervenants et intervenantes de la protection de la jeunesse, des CLSC et des organismes communautaires qui veillent sans relâche sur les enfants malgré les conditions difficiles», a exprimé Mme Laurent dans un communiqué de presse publié jeudi dernier (26 mars).

Dans les faits, à la Commission, on évalue que tout est en place pour de l’excès.

«Confinement prolongé, changement drastique de la routine quotidienne, limite des contacts interpersonnels, isolement des familles, perte d’emploi et de revenus, peur de contracter la maladie, incertitude quant à l’issue de la situation, autant de facteurs qui font vivre aux familles un niveau de stress inégalé. Cette crise crée une zone de risque de maltraitance des enfants et c’est encore plus vrai dans les familles déjà touchées par diverses problématiques personnelles ou sociales.»

Appelez la police!

Lors de son point de presse quotidien, jeudi dernier, le premier ministre François Legault a précisément traité du dossier des femmes victimes de violence et, par ricochet, celui des enfants qui se retrouvent dans la même situation.

«Soyez vigilants…», a-t-il dit à l’intention des voisins de victimes potentielles.

Si ces derniers sont témoins de quelque chose de suspect, le message du premier ministre est clair: «Appelez la police!»

Et les aînés…

Il convient sans doute de demeurer aussi attentif en regard des aînés qui peuvent devenir, en cette période de grande perturbation sociale, victimes de violence physique, morale et financière, qu’ils soient à la maison ou en résidence.

Gardons l’œil ouvert.

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