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Dossier célibat: «L’être humain est un animal polygame» –Jean-Sébastien Marsan

Il est auteur du livre Les Québécois ne veulent plus draguer et coanimateur du blogue pour le site Réseau Contact. Le journaliste et auteur Jean-Sébastien Marsan connait plutôt bien les tenants et aboutissants du célibat.

Avec ses connaissances approfondies de l’histoire du Québec, on arrive (presque) à comprendre pourquoi le couple ne dure plus aussi longtemps qu’avant et pourquoi le Québec demeure le champion des unions libres (plus de 30 %).

Ainsi, les années 1960 auront eu le mérite de tout bousculer et moderniser la société très rapidement. «Jusque dans les années 1940, il était impensable d’embrasser un garçon en public. Pourquoi croyez-vous que des danses clandestines étaient organisées?», avance Jean-Sébastien Marsan.

Culture de l’amour névrosée

Et il n’y va pas par quatre chemins, le journaliste, quand on le questionne sur l’amour. «La culture de l’amour est très névrosée, croit-il. L’être humain est un animal polygame. L’idée de rencontrer une personne pour la vie vient du christianisme. Les gens de l’Antiquité riraient de cela. La sexualité est une pulsion. Il y a un décalage entre la nature profonde de l’homme et le fait d’être monogame.»

Chaque époque apportant ses contraintes, Jean-Sébastien Marsan voit ses contemporains obsédés à l’idée de «rencontrer la bonne personne». En fait, on l’idéalise tellement qu’on en devient déçu. «Alors, on demande à l’autre d’être parfait», dit-il.

Trouvant tout à fait normal le fait d’éprouver du désir pour les jolies filles, ce dernier questionne à nouveau cette obsession liée à la monogamie: «La fidélité est une question de valeurs et les gens peuvent considérer la chose comme étant correcte. Mais ils prennent cet engagement sans être capables de respecter leurs promesses de départ. Au début d’une relation, on est fou d’amour, et nos promesses dépassent notre pensée. Cet état change par la suite. L’amour évolue au fil du temps».

La fidélité étant un choix libre pour chaque personne, Jean-Sébastien Marsan croit qu’elle est possible dans la mesure où il ne s’agit pas d’un refoulement.

Tendance de l’heure: l’amour virtuel

Il semblerait que l’amour virtuel connaisse de plus en plus d’adeptes partout dans le monde. Offerts à tous, les sites de rencontres ont désormais la cote parmi les célibataires. Ainsi, aux États-Unis, une relation amoureuse sur cinq commencerait en ligne. Quant aux Canadiens, ils seraient sept millions à surfer chaque mois pour trouver l’âme sœur.

Selon ComScore Media Metrix, 63 % des membres d’un site de rencontres auraient eu une relation sexuelle avec une personne rencontrée sur ce médium, 27 % des membres d’un site ont rencontré l’amour, et 3 % se sont mariés.

(Sources: Agence Science-Presse, 2012.
(2) ComScore Media Metrix
(3) Love Online: A Report of Digital Dating in Canada)

 

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