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Dons d’ovules: Les fées se suivent et se ressemblent

Selon la légende, une fée est capable de conférer des dons aux nouveau-nés. Sur le marché noir de la vente d’ovules, on donne le nom de fée à toutes les femmes qui font le don de leur ovocyte à un couple infertile.

Dons d’ovules: Les fées se suivent et se ressemblent

Chapitre 5
2010: dans lequel on apprend que les fées sont véritablement des personnages mythiques

«Grâce à son formidable instinct de survie, notre couple préféré passa au travers de cette première déconfiture où la grossesse tant promise n’eut pas lieu. Oubliant temporairement cette première défaite, le couple tenta de retracer sa marraine-fée, qu’il avait égarée quelque part dans le monde virtuel. Mais où était donc cette petite coquine? Finalement, après quelques petites prières et requêtes charmantes, la magie refit surface…»

Au bout d’un mois de recherches intensives pour dénicher une seconde donneuse, Mégane et Matisse la trouvent finalement: une jeune femme de 21 ans et maman d’un jeune enfant. Cette dernière est manifestement enthousiaste à l’idée d’aider le couple. En raison de la distance géographique importante qui les sépare, la première communication se fait au moyen d’une vidéoconférence.

«Notre échange par caméra s’est plutôt bien passé. Elle nous a mis au courant de sa situation, à savoir qu’elle était une mère monoparentale. Tout de suite, nous nous sommes rendu compte que l’appât du gain était présent, même si elle souhaitait nous rendre service», allègue Matisse.

Entre alors en jeu un scénario pour le moins identique au précédent. Une somme d’argent est proposée à la jeune femme en échange de son ovule. Étonnamment, plutôt que de répondre à l’offre promise, c’est plutôt le silence radio du côté de la donneuse. La jeune donatrice semble s’être soudainement volatilisée. Finalement, devant ce qui ressemble en tout point à un désistement, le ménage abdique et coupe toute communication.

«Je savais que nous n’avions pas le droit de rétribuer une femme en échange de son ovule. Par contre, je ne connaissais pas encore les conséquences (NDLR: 10 ans d’emprisonnement ou 500 000 $ d’amende), précise Matisse. Par la suite, en faisant des recherches, j’ai vu que personne n’avait été mis à l’amende ou emprisonné pour ce genre de pratique.»

Même si la technique est illégale, mais somme toute très courante, Mégane et Matisse ne peuvent mettre une croix sur leur projet-bébé.

Leur désir est plus fort que tout.

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