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Deux Laurentiens parcourent le Vietnam à vélo

Benoît Cossette entouré de Jacques Laporte et de Carol Locas lors du dévoilement du livre Le Vietnam à vélo, le 4 novembre dernier, à la bibliothèque Guy-Bélisle, à Saint-Eustache.

Deux Laurentiens parcourent le Vietnam à vélo

Un récit de Benoît Cossette

Deux Laurentiens, Jacques Laporte et Carol Locas, ont parcouru le Vietnam à vélo en 2006. Un exploit que l’Eustachois Benoît Cossette a tenu à souligner en rapportant leurs aventures dans Le Vietnam à vélo, un bouquin lancé le 4 novembre dernier à la bibliothèque Guy-Bélisle, à Saint-Eustache.

Jacques Veillette, l’éditeur des Éditions D’hier à demain, le maire de Saint-Eustache, Pierre Charron, le député de Deux-Montagnes, Daniel Goyer, et plusieurs invités ont assisté au dévoilement du récit mis en forme par Benoît Cossette, âgé de 91 ans, une personnalité bien connue des Eustachois.

C’est en lisant jour après jour le carnet de bord de son ami Jacques Laporte que M. Cossette a réalisé l’intérêt de relater dans un livre ce périple plutôt audacieux.

«En prêtant sa plume à nos deux courageux routiers, il leur a permis en quelque sorte de se raconter eux-mêmes», fait remarquer l’éditeur Veillette, qui souhaite en inciter d’autres à imiter les deux compères.

En 162 pages et 200 photos, les cyclistes exposent leur quotidien sur les routes vietnamiennes où s’entremêlent paysages fabuleux et rencontres humaines mémorables.

Pour ces anciens collègues de la Gendarmerie royale canadienne (GRC) mordus de cyclisme, cette expérience au cœur du Vietnam restera singulière. Voyager à vélo comporte une foule d’avantages, selon les deux compères. «On peut apprécier la nature; on arrête quand on veut, où l’on veut et on passe dans les villages où les touristes ne s’arrêtent pas», explique le Jérômien Carol Locas, qui avait précédemment parcouru la Grèce, la Corse, la Tunisie, le Portugal et Cuba à bicyclette.

En assumant leur propre transport, les deux amis affirment avoir réduit de moitié les dépenses qu’occasionne habituellement un voyage en sol asiatique.

Ils ont été particulièrement touchés, disent-ils, par l’hospitalité des Vietnamiens, des gens toujours souriants et aimables malgré leur pauvreté. Par leur esprit de famille aussi. Il est fréquent, précisent-ils, de voir plusieurs générations vivre ensemble.

Et ces gens besognent toute leur vie. «Il n’est pas rare de voir des femmes âgées de plus de 80 ans travailler. Ce sont les femmes qui vont relever le Vietnam; partout, elles travaillent fort», souligne l’Eustachois Jacques Laporte, qui en a été bien impressionné.

Sur les 1 200 kilomètres franchis en un mois, les deux cyclistes en ont parcouru 700 aux guidons de leur vélo, malgré un mercure atteignant quotidiennement 35 à 39 degrés Celsius.

Les surprises? Hô-Chi-Minh, la ville aux trois millions de propriétaires de motos sur huit millions d’habitants, les klaxons tapageurs en tout temps et la piètre qualité de l’air. «En campagne, l’eau est complètement brune et en ville, tout le monde porte un masque», a constaté M. Laporte, surpris.

De tout ce qu’ils ont rapporté de leur expédition, l’humanité de ces gens pauvres leur a laissé un souvenir impérissable.

«Offrir un voyage au Vietnam, c’est le plus beau cadeau que l’on puisse offrir à quelqu’un; il va revenir et apprécier ce qu’il a», jure Jacques Laporte, qui se dit plus conscient de son confort depuis son retour.

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