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Des pauvres de plus en plus pauvres

Photo Michel Chartrand - Le panel d'échange a été animé par Katerine Lepipas, directrice de l'école secondaire des Patriotes, Jean Bouchard, conseiller municipal à Mirabel, Robert Grégoire, directeur du Centre d'entraide Racine-Lavoie, et Denis Caouette, directeur adjoint du Service de police de la Ville de Saint-Eustache.

Des pauvres de plus en plus pauvres

MRC de Deux-Montagnes et sud de Mirabel

Constatant que les disparités économiques s'accentuent au fil des ans dans la MRC de Deux-Montagnes, des membres du Regroupement pour le développement social de la région Deux-Montagnes et du sud de Mirabel se sont réunis, le 14 juin dernier, à Saint-Eustache, afin d'explorer de nouvelles pistes de solution pour venir en aide aux démunis.

Depuis 1995 qu’ils se concertent pour mettre en place des actions favorisant le développement social de la communauté, les représentants intersectoriels déplorent la pauvreté qui perdure et se traduit par des logements à prix inabordable, le décrochage scolaire récurrent et une hausse des demandes d’aide.

«Il n’y a pas plus de personnes pauvres qu’auparavant sur le territoire, mais celles-ci le sont de plus en plus en raison de la hausse des coûts et de leur revenu qui n’augmente pas. Ces gens doivent donc recourir aux services communautaires pour joindre les deux bouts», a fait remarquer, à cette occasion, Karine Bourbonnais, coordonnatrice au Service de l’animation communautaire de la Ville de Saint-Eustache.

Nathalie Lamanque, organisatrice communautaire au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Lac-des-Deux-Montagnes, a présenté aux participants un bilan sous forme de statistiques brossant un portrait éloquent de la situation.

Le rapport explique la pauvreté qui sévit plus fortement à Saint-Eustache, Sainte-Marthe-sur-le-Lac et à Pointe-Calumet, par la présence de familles monoparentales qui se multiplient, une population vieillissante et des gens sans emploi.

Sainte-Marthe-sur-le-Lac et le secteur sud de Mirabel doivent composer avec une sérieuse pénurie de logements.

Mais la situation de Pointe-Calumet et de Saint-Placide paraît particulièrement préoccupante.

«C’est dans Pointe-Calumet et Saint-Placide que l’on retrouve les plus grandes proportions de la population résidant dans des secteurs classés comme matériellement et socialement plus défavorables», note-t-on dans le bilan.

On observe, par ailleurs, une nette coupure socioéconomique sur le territoire d’Oka: d’un côté les résidants nantis; de l’autre, les résidants démunis.

L’idée de dézoner certains territoires de la MRC pour y construire des logements sociaux «pourrait» constituer une solution intéressante, ont indiqué au cours de l’échange Jean Bouchard, conseiller municipal à la Ville de Mirabel, et Bernard Oligny, de la Table de concertation en déficience intellectuelle. Le dézonage étant réglementé, cette avenue risque toutefois de rester en suspens encore longtemps.

La pauvreté se remarque aussi dans les écoles. Sur 21 écoles primaires de la MRC de Deux-Montagnes et du sud de Mirabel, six détiennent une cote de sept et plus, ce qui représente 1 509 écoliers «défavorisés».

Les enfants dont les parents ont un parcours difficile est récurrent dans ces écoles. «Ce sont des enfants qui ne diplôment pas», a déploré Sophie Lessard, directrice de l’école Notre-Dame, à Saint-Eustache, qui détient une cote huit.

Malgré tout, les partenaires du RPDS entendent poursuivre leurs efforts pour pallier les besoins des populations démunies.

La Table de concertation sur la pauvreté MRC de Deux-Montagnes et sud de Mirabel met annuellement à jour son répertoire des ressources d’aide disponibles et de services accessibles sur le territoire de la MRC de Deux-Montagnes.

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