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Des municipalités déjà prêtes à soumettre leurs demandes

Crédit photo Municipalité de Saint-Joseph-du-Lac - Comme en 2017, le chemin d’Oka, à la hauteur du chemin Principal, a dû être fermé en raison des inondations, une situation que la Municipalité de Saint-Joseph-du-Lac ne veut pas voir se répéter.

Des municipalités déjà prêtes à soumettre leurs demandes

Pour éviter de nouvelles inondations

Désireuses de ne pas revivre pareille situation l’an prochain ou dans un proche avenir, les municipalités de Pointe-Calumet, Saint-Joseph-du-Lac et d’Oka touchées par les actuelles inondations sont à préparer une liste de demandes qu’elles comptent bien soumettre le plus rapidement possible au gouvernement du Québec, une fois que la situation se sera rétablie chez eux.

Dans ces demandes, selon un survol effectué par votre hebdo L’ÉVEIL, il est question de rehaussement des digues existantes, de certaines portions de rues situées à proximité du lac des Deux-Montagnes et de l’aménagement d’une station de pompage pour évacuer, lors des crues printanières, l’eau qui pourrait déborder d’un cours d’eau.

Rehausser la digue à Pointe-Calumet

«Nous avons, oui, des demandes pour que cela se fasse à très très court terme. C’est sûr que personne ne souhaite revivre cela (les inondations) une autre année. C’est trop éprouvant pour les citoyens; tout le monde paye le prix pour cela, ce n’est plus possible» , d’indiquer, pour une, la mairesse de Pointe-Calumet, Sonia Fontaine.

Ses demandes seront de rehausser l’actuelle digue de béton longue de 2,5 km et que la portion de la digue de terre soit complètement refaite de façon sécuritaire et de façon permanente. Aussi, une demande a déjà été adressée au ministère des Transports du Québec pour qu’il rehausse la montée de la Baie qui a été inondée de quelques pouces d’eau, provoquant sa fermeture.

«La digue de béton est encore très sécuritaire; la fondation est bonne. Celle-là, on a besoin seulement de la rehausser afin d’éviter l’entrée des vagues causée par les grands vents qui viennent du sud. Pour ce qui est de la montée de la Baie, lorsqu’elle a été fermée, nous n’avions qu’une seule sortie, soit la 59e Avenue, ce qui a occasionné des bouchons matin et soir. Et c’est sans compter que tout l’aspect sécurité, notamment pour les services d’urgence» , de mentionner Mme Fontaine.

Une station de pompage à Saint-Joseph-du-Lac

À Saint-Joseph-du-Lac, le maire Benoit Proulx entend lui aussi soumettre sa proposition afin d’éviter des inondations dans les résidences qui sont situées au nord de la piste cyclable et jusqu’à la hauteur du chemin d’Oka qu’il a d’ailleurs dû fermer, rouvrir, refermer et rouvrir depuis la fin du mois d’avril à la hauteur du chemin Principal.

Le maire Proulx a d’ailleurs déjà la solution toute trouvée; celle-ci ayant été élaborée avec une firme spécialisée immédiatement après les inondations du printemps 2017 et qui aurait été jugée «recevable» sur le plan environnemental par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Une rencontre avec le ministère de la Sécurité publique du Québec est incidemment prévue à la fin du mois de mai pour soumettre cette solution pour approbation.

Ainsi, afin de contrer la montée des eaux du lac des Deux-Montagnes dans le ruisseau Perrier qui s’y jette et qui longe, auparavant, la piste cyclable à partir de la 59e Avenue, la Municipalité de Saint-Joseph-du-Lac propose l’aménagement d’une station de pompage et de guillotines qui ne seraient utilités que lors de la période des crues printanières. Ces installations permettraient, d’expliquer le maire Benoît Proulx, de pomper l’eau dans la partie non protégée de Saint-Joseph-du-Lac qui s’avère être une plaine inondable. Une fois les crues passées, le cours d’eau reviendrait à son état naturel.

«Avec le changement de gouvernement, le dossier a été un peu tabletté, mais la députée Sylvie D’Amours m’a promis de réactiver le dossier. Mon souhait, une fois les autorisations obtenues, c’est que les travaux se fassent avant l’hiver pour éviter de revivre cela le printemps prochain. On parle de travaux de l’ordre de 1 ou 2 millions de dollars. En 2017, le coût de démolition de cinq maisons a coûté 1 M$» , de souligner M. Proulx, qui va aussi demander à ce que les rues Joseph et Florence soient rehaussées en partie.

Plusieurs demandes à Oka

À Oka, là aussi, le maire Pascal Quevillon est à peaufiner les demandes qu’il compte soumettre au gouvernement Legault, car la situation vécue est quasi semblable à celle du printemps 2017, à quelques centimètres près. L’édifice de la mairie d’Oka a à nouveau été ceinturé d’eau et le terrain de balle envahi par l’eau, en plus de la centaine de maisons inondées.

M. Quevillon indique que des demandes sont déjà en préparation afin de sécuriser certaines installations, rehausser certaines rues et installer des murets de roches pour «casser» les vagues du lac des Deux Montagnes, lorsque le vent se lève, notamment dans le secteur de la Pointe-aux-Anglais.

Dans le centre du village, la digue existante pourrait être rehaussée, mais le maire Quevillon ne souhaite pas pour autant masquer le paysage et c’est pourquoi cette option est actuellement sous analyse. Également, la question du quai municipal pose problème.

«Oui, on a eu plus de temps pour se préparer cette année, mais ça demeure tout de même lourd pour nos citoyens, toujours à surveiller leurs pompes 24 heures sur 24, car la situation s’éternise en longueur pendant des semaines. Ils sont tout simplement épuisés. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne veut pas non plus être obligés de déployer cette énergie et ces efforts chaque année» , de relater M. Quevillon, qui rappelle que les inondations de 2017, à Oka seulement, ont coûté 358 940,68 $ et que sa municipalité a finalement reçu, comme aide financière, un montant de 242 927,15 $.

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