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Photo courtoisie Collège Lionel-Groulx – Deux ruches ont été aménagées au Collège Lionel-Groulx. Elles accueilleront des colonies de 50 000 à 80 000 abeilles chacune.

Des milliers d’abeilles envahissent le Collège Lionel-Groulx

Les représentants du Collège Lionel-Groulx ont profité du Jour de la Terre, le 22 avril, pour lancer leur projet d’apiculture urbaine. En marge de cette expérience qui s’inscrit dans la vision environnementale et humaniste de l’institution, deux ruches ont été aménagées. Elles accueilleront des colonies de 50 000 à 80 000 abeilles chacune.

Indispensables à la pollinisation des fleurs, les abeilles jouent un rôle prédominant dans l’équilibre des écosystèmes. Elles sont entre autres nécessaires à la production agricole et donc, à l’alimentation de l’être humain. Leur population étant en déclin, le Collège Lionel-Groulx a ainsi voulu faire sa part pour éviter leur disparition et sensibiliser la communauté collégiale.

«Les abeilles sont actuellement victimes de surmortalité. On parle du syndrome d’effondrement des colonies. Depuis le début des années 2000, on constate en Amérique du Nord une diminution constante du nombre d’abeilles», a mentionné Philippe Bélanger-Roy, enseignant de biologie au Collège Lionel-Groulx.

Il a ajouté que le taux de mortalité hivernale chez les colonies d’abeilles est passé de 15 % dans les années 1990 à 25-30 % actuellement. C’est pour cette raison que des efforts de conservation tel celui déployé au collège peuvent faire une différence, sachant que les abeilles jouent un rôle écologique majeur au sein de leurs écosystèmes.

L’utilisation de pesticides qui agissent comme perturbateurs neurotoxiques chez les abeilles les empêchant de revenir à la ruche, les varroas (acariens parasites), la nosémose (champignon parasite), les changements climatiques et les monocultures sont au nombre des causes du déclin de colonies d’abeilles.

«Plus du tiers de la nourriture que l’on retrouve dans nos assiettes, en termes de fruits et de légumes, dépendent des abeilles. Par le fait même, elles représentent plus d’un milliard de dollars dans l’économie canadienne», a insisté M. Bélanger-Roy.

Volet éducatif

Plusieurs programmes offerts au Collège Lionel-Groulx ont déjà inclus l’apiculture aux projets éducatifs proposés aux étudiants qui profiteront donc d’occasions d’apprentissage uniques et concrets.

«L’ajout des ruches était tout naturel pour le Collège. En plus des bienfaits pour l’environnement, c’est une occasion d’inclure l’éducation relative à l’environnement à une panoplie de programmes», a d’ailleurs indiqué le directeur général du Collège, Michel Louis Beauchamp.

Au nombre des programmes qui tireront profit de la présence d’abeilles au collège notons la biologie, où l’on traitera de l’écologie des abeilles, et la technologie de la production horticole et de l’environnement, où l’on parlera du rôle des abeilles dans la pollinisation des cultures

Dans le programme de gestion et technologies d’entreprise agricole, un projet de transformation des aliments avec le miel récolté est déjà prévu, tandis que les étudiants en techniques de bureautique et gestion du commerce seront mis à contribution pour la production de matériel promotionnel et la commercialisation des produits transformés.

C’est en marge d’un cours de philosophie que la réflexion sur les abeilles a débuté au Collège Lionel-Groulx. Trois étudiants avaient alors présenté le projet auprès du comité institutionnel en environnement du collège duquel fait partie Philippe Bélanger-Roy.

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