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Des courtepointes porteuses d’espoir

Photo Michel Chartrand - Danielle Lajeunesse et Muriel Queval présentent une des œuvres confectionnées par les femmes du «centre de ressources matérielles» du Comité Central Mennonite (MCC).

Des courtepointes porteuses d’espoir

Église chrétienne évangélique de Saint-Eustache

(NDLR) — Le Regroupement pour le développement social (RPDS) de la région Deux-Montagnes et du sud de Mirabel a livré, au printemps dernier, un cahier des bons coups réalisés par 25 organismes au cours de l’année 2010-2011. Votre journal L’ÉVEIL en a choisi huit et vous livrera huit reportages dans ses éditions des mois de juillet et d’août.

Depuis plusieurs années, des courtepointes sont créées dans la région par des bénévoles rassemblés au sein d’un regroupement informel appelé le «centre de ressources matérielles», ceci dans le but d’aider les pays qui vivent des catastrophes naturelles, la guerre ou l’extrême pauvreté, un «bon coup» que l’Église chrétienne évangélique de Saint-Eustache soutient.

Ce «centre de ressources matérielles» comprend près de dix personnes et est chapeauté par le Comité Central Mennonite (MCC). Il est situé dans un local offert gracieusement par l’Église et existe depuis une dizaine d’années. Les femmes et les hommes qui œuvrent dans ce centre ont l’occasion de se réunir et se rassembler autour d’un projet porteur d’espoir.

Chaque couverture est cousue par le groupe qui se rencontre une fois par semaine. À Saint-Eustache, le groupe est coordonné par Susannah Shautz. Les participants confectionnent, selon leur degré d’habileté, différents aspects de la courtepointe. Chaque couverture est unique, aux couleurs variées et représente le résultat d’un travail d’équipe.

Par le biais du MCC, le tout est distribué dans plusieurs pays selon les besoins. Par exemple, lors du tremblement de terre en Haïti, en 2010, plusieurs des couvertures ont été envoyées là-bas. Un total de 13 256 courtepointes se sont rendues en Haïti à travers les différents partenaires du MCC. Le Burkina Faso, le Guatemala, le Honduras, le Kenya, la Corée du Nord, l’Ukraine et Haïti sont les pays qui ont bénéficié de courtepointes en 2010. «Les sinistrés reçoivent quelque chose de personnel et d’unique, bien souvent, ils n’ont que leur linge sur eux et cette couverture est le seul objet qu’on a au camp de réfugiés», explique la directrice générale du MCC, Muriel Queval.

Muriel explique également que ce projet de courtepointe date des années 1920, lors de la grande famine en Ukraine. Des Ukrainiens émigrés au Canada ont voulu soutenir leurs familles dans leur pays d’origine et ont développé des réseaux pour envoyer des vivres. Les femmes seraient à l’origine de cette idée qui leur permettait de faire quelque chose d’utile ensemble.

L’équipe de bénévoles du centre de ressources matérielles utilise aujourd’hui des matériaux neufs, mais l’essence d’entraide reste le même. «La foi est un choix personnel, mais on le fait au nom du Christ et pour lui», explique Muriel Queval.

Il s’agit donc d’une activité qui a plusieurs objectifs, non seulement de servir la foi de ceux qui pratique, mais également de vivre une activité de solidarité ainsi que de mettre en pratique des valeurs comme d’aimer et de prendre soin de son prochain et partager ses richesses. Danielle Lajeunesse, présidente de l’Église, précise que ce type d’activité permet de sortir de l’isolement, de créer des amitiés et de permettre un rayonnement communautaire qu’il soit interne, externe et dans le monde.

Une fois par année, toutes les églises mennonites de la région se réunissent pour réaliser une activité de financement où les courtepointes sont vendues. Les fonds servent à assurer l’achat de tissus.

Les personnes qui seraient intéressées à s’impliquer dans ce comité de couture peuvent le faire, quelle que soit leur appartenance religieuse, en joignant Danielle Lajeunesse au 450-472-4926.

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