- PUBLICITÉ -
Des consultations sur le projet d'Enbridge à Québec

Quelques-unes des personnes présentes à Oka pour manifester contre le projet d’Enbridge. 

Des consultations sur le projet d’Enbridge à Québec

À partir du 26 novembre

Il y aura bel et bien une consultation gouvernementale qui évaluera l’impact du projet d’Enbridge d’inverser le flux du pétrole sur la ligne 9B, mais pas sous la forme souhaitée par les environnementalistes.

Le ministre de l’Environnement du Québec, Yves-François Blanchet, et la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque du développement économique, Élaine Zakaïb, ont fait l’annonce, la semaine dernière, de cette commission parlementaire, qui se tiendra du 26 novembre au 5 décembre prochains, et dont le rapport sera déposé dès le 6 décembre à l’Assemblée nationale.

Bien que le mandat de ces consultations particulières ait été confié à la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles, c’est la ministre Zakaïb qui pilotera les audiences.

La Commission entendra l’entreprise Enbridge, le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, la ministre des Ressources naturelles, le ministre des Finances et de l’Économie, le ministre des Transports et ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, ainsi que des représentants des milieux économique, environnemental, municipal, et des experts. Quant aux citoyens, leur participation sera réduite au dépôt d’un mémoire.

Les ministres Blanchet et Zakaïb disent vouloir s’assurer de la sécurité des citoyens, de la protection de l’environnement et des bénéfices économiques réels du projet.

D’ailleurs, la Commission entend soumettre les données recueillies par Enbridge à la suite de ses inspections à une contre-expertise indépendante afin de vérifier la sécurité des équipements. Les commissaires s’attendent à la collaboration de la filière pétrolière et se donnent le droit de formuler des exigences, si cela s’avère nécessaire.

Jean Léger, le porte-parole du mouvement Citoyens contre les sables bitumineux des Basses-Laurentides, se dit déçu par la forme que prendra cette consultation publique. «Ce n’est pas une commission parlementaire que nous demandions, mais une étude scientifique et indépendante

Il s’inquiète par ailleurs de voir les citoyens écartés de la démarche. «Ça laisse très songeur, car les personnes qui auront droit au chapitre, ce sont de nombreux ministres du gouvernement, le Conseil du patronat, les chambres de commerce, la pétrolière Enbridge, les municipalités concernées par la ligne. C’est extrêmement décevant. On aurait aimé que les citoyens puissent participer au processus démocratique», a‑t‑il souligné, en précisant qu’il s’agit d’un manque de transparence de la part du gouvernement.

M. Léger se réjouit toutefois que des experts indépendants analysent le protocole de sécurité d’Enbridge. Ce que préconise son regroupement, explique‑t‑il, c’est que chacune des valves névralgiques soit équipée d’une génératrice de façon à être bloquée rapidement, ce qui pourrait limiter la catastrophe en cas de déversement.

Actuellement, souligne‑t‑il, les trois quarts des 112 stations de pompage où se situent ces valves ne répondent pas aux normes minimales de l’Office national de l’énergie.

Enfin, signalons que pas moins de 300 citoyens et membres de Citoyens contre les sables bitumineux des Basses-Laurentides ont manifesté, samedi dernier, à Oka, contre le projet d’Enbridge. Cette manifestation initiée par le mouvement de Colombie-Britannique LEAD NOW se tenait dans 120 endroits, dans tout le Canada.

 

- PUBLICITÉ -

Nos chroniques

La dernière édition

Section Concours

Concours Mariage 2019
- PUBLICITÉ -
Top