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Déficients intellectuels: des handicapés aimants et joyeux

Guillaume Michaud

Déficients intellectuels: des handicapés aimants et joyeux

Semaine québécoise de la déficience intellectuelle

Un groupe d’élèves du Programme d’éducation internationale (PEI) de la polyvalente de Deux-Montagnes (PDM) a profité de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, qui se tenait du 10 au 16 mars, pour rencontrer les jeunes fréquentant leur établissement afin de démystifier la réalité de ceux que l’on nomme «déficients», espérant dissiper la crainte que ces derniers parfois suscitent.

Cette activité choisie pour la campagne de 2013 a fait l’unanimité à la Table de concertation en déficience intellectuelle de la MRC de Deux-Montagnes et du sud de Mirabel, dont font partie le Parrainage civique des Basses-Laurentides, La Libellule, la Ville de Saint-Eustache et le Centre du Florès. Ensemble, ils ont convenu que personne ne pouvait mieux sensibiliser les adolescents que d’autres jeunes.

«Nous voulions que les jeunes aient une perception positive des déficients intellectuels», affirme d’entrée de jeu Olivier Villeneuve, qui est intervenant au Parrainage civique des Basses-Laurentides.

Depuis octobre dernier, une dizaine d’élèves du PEI ont d’abord pris part à un projet d’implication sociale visant des activités régulières en compagnie de déficients intellectuels: bowling, dîners, discussions.

Quatre d’entre eux, Marjorie Aguiar, David Gaumond, Kelly-Ann Lévesque et Guillaume Michaud, se sont donc promenés de classe en classe en compagnie de la pétillante Marie-Josée pour démolir les préjugés qui persistent.

Selon Guillaume Michaud, les jeunes associent facilement, et à tort, la déficience intellectuelle à la maladie mentale. Ils se tiennent donc loin de ceux qualifiés de déficients. «Il faut juste prendre le temps d’établir le contact avec eux», croit-il.

David Gaumond les considère pourtant comme des êtres inoffensifs. «Ils sont comme des enfants, ne disent jamais rien de méchant et ne font pas de différence entre pauvres et riches. Ils sont sans préjugés», proclame-t-il.

Marjorie Aguiar, pour sa part, se dit bien contente d’avoir établi un lien avec Marie-Josée. Se sentant appréciée, celle-ci l’affectionne particulièrement. «J’aime beaucoup le bowling avec Marjorie. Elle me trouve drôle et comique. Elle est très fine avec moi.»

Les compagnons de classe se disent touchés par la simplicité de leurs amis singuliers qui aiment attirer l’attention en provoquant la rigolade. Même s’il s’agit de lécher entièrement ses boules de bowling avant de les lancer ou de danser dans l’allée pour manifester son plaisir d’avoir réussi un abat. Maintenant qu’ils les connaissent mieux, les jeunes rient de bon cœur de leurs cocasseries.

Guillaume se montre compréhensif à l’endroit des amis déficients: «Ils sont comme des enfants; leurs émotions sont amplifiées.»

«À force de travailler avec eux, on va au-delà du handicap. On voit vraiment la personne», soutient Marjorie, en ajoutant que les jeunes de sa génération doivent être mieux informés sur la déficience intellectuelle. «On n’en parle pas assez», insiste-t-elle.

Afin de soutenir à plus long terme les efforts de sensibilisation à la déficience intellectuelle, Olivier Villeneuve propose au public de visiter la page Facebook dédiée à la Semaine de la déficience intellectuelle, remplie d’informations, et de cliquer sur «J’aime».

 

 

 

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