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Dans les Basses-Laurentides: Des citoyens débattent du sous‑financement de la santé

Dans les Basses-Laurentides

Dans les Basses-Laurentides: Des citoyens débattent du sous‑financement de la santé

Le collectif Mobilisation citoyenne Deux-Montagnes (MCDM) a tenu son premier grand événement public à Saint-Eustache, le dimanche 14 septembre, en invitant les citoyens à débattre du sous-financement de la santé dans les Basses-Laurentides et, surtout, des moyens pour en sortir.

L’objectif de cette rencontre était de partager les expériences, de regarder les structures en place et de comprendre le problème spécifique des Basses-Laurentides, «pour avoir une vision partagée sur les iniquités en oubliant nos affiliations politiques ou sociales. Nous œuvrons dans un esprit non partisan et collaboratif», a insisté Duncan Hart Cameron, membre actif du collectif.

Pour lancer le sujet, les citoyens ont écouté deux interventions. La première de Roch Martel, directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Lac-des-Deux-Montagnes. Ce dernier a présenté le bulletin de santé des Basses–Laurentides et de ses 275 000 résidants, population en croissance et vieillissante. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le tableau n’est guère reluisant.

Un résidant sur deux n’a pas de médecin de famille; l’attente au service des urgences de l’Hôpital de Saint-Eustache est trop longue et 60 % des services de santé sont reçus hors territoire. En effet, face au manque d’infrastructures et de praticiens, la population a pris l’habitude de se faire soigner ailleurs, notamment à Montréal.

«Les investissements des dernières années n’ont pas suffi à rétablir la situation, de regretter Roch Martel. De nombreux jeunes médecins arrivent, donc la situation va s’améliorer, mais cela demandera du temps.»

Deuxième intervenant, Roberto Bamba, de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, a dénoncé les choix politiques des dernières années. «Il faut parler de mal-financement plutôt que de manque de financement. Ce n’est pas une fatalité. Il faut faire entendre notre voix collectivement aux politiques», a‑t‑il dit.

Derrière ces constats alarmants, quelles pistes peuvent être étudiées à l’heure où le gouvernement parle d’économies budgétaires?

Les participants, une quarantaine de citoyens, se sont répartis en trois tables de discussion pour dresser une liste d’actions possibles. Duncan Hart Cameron a apprécié leur travail: «Des solutions intéressantes ont émergé de ces discussions comme élargir le travail du CLSC, ouvrir une clinique de soins de première ligne, utiliser des infirmières praticiennes, réajuster les financements au niveau de la moyenne québécoise, cibler des priorités (soins à domicile, personnes âgées, maladies mentales et autres).»

Un groupe de travail s’est ensuite mis en place. «Nous allons dresser un bilan et réfléchir à la suite de nos actions. Nous allons continuer à militer auprès des acteurs. En tout cas, il y a déjà du mouvement», se félicite M. Hart Cameron en référence à l’intervention de la députée Laurin Liu à Ottawa.

En effet, la députée de Rivière-des-Mille-Îles, le 14 septembre dernier, a interpellé le gouvernement sur la situation particulière des Basses-Laurentides. Elle s’est inquiétée aussi des conséquences de la coupe de 36 M$ prévue par le gouvernement fédéral.

 

 

 

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