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Dans Deux‑Montagnes: Daniel Goyer n’a été député que pendant 18 mois

Daniel Goyer estime que le PQ «devra refaire ses classes».

Dans Deux‑Montagnes: Daniel Goyer n’a été député que pendant 18 mois

La défaite a été dure à encaisser, lundi soir dernier, pour les candidats qui n’ont pas obtenu la faveur populaire dans Deux-Montagnes, notamment pour le député sortant de Deux-Montagnes, le péquiste Daniel Goyer, qui a obtenu la faveur de 11 107 électeurs sur un total de 34 714 qui ont exercé leur droit de vote.

Non seulement a‑t‑il dû s’avouer vaincu dans la circonscription qu’il représentait depuis septembre 2012 au profit d’une vague caquiste qui a emporté la plupart de ses collègues sur la Rive-Nord, mais le Parti québécois (PQ) aussi a perdu le pouvoir aux mains des libéraux. Même la chef du parti, Pauline Marois, a mordu la poussière, préférant quitter ses fonctions. «Après 18 mois comme député, je suis très content d’avoir représenté les citoyens de la circonscription de Deux-Montagnes», a‑t‑il indiqué, fier d’avoir pu «travailler pour la communauté et pour la cause souverainiste».

Quelle analyse fait‑il de la défaite de son parti? «Je fais toujours de 5 à 6 points de plus qu’au national», précise‑t‑il, lui qui a obtenu 32 % de la faveur populaire alors que le PQ obtenait 25 % d’appui à l’échelle du Québec, lundi soir dernier. S’il voit un problème dans l’élection, c’est le taux de participation, qui a été moins élevé qu’à la dernière élection, une statistique qui exprime bien, selon lui, le désabusement de la population face à la chose politique.

À la lumière des résultats dans Deux-Montagnes et ailleurs au Québec, il estime que le PQ «devra refaire ses classes». Daniel Goyer avoue aussi que le Parti québécois a manqué à son devoir en n’abordant pas de façon franche et directe la question de la souveraineté, laissant tout le terrain à ses adversaires. «Si nous ne parlons pas de souveraineté, les autres vont en parler, et en mal», a‑t‑il déclaré. Il a tout de même voulu conclure sur une note positive en soulignant «l’équipe extraordinaire» qui l’a soutenu lors de cette campagne.

De son côté, le candidat du Parti libéral, Luc Leclerc, n’a pu que reconnaître le verdict de la population dans Deux-Montagnes, ayant obtenu 8 913 voix. Ces résultats représentent 26 % du vote, une remontée de 8 points de pourcentage par rapport à 2012. Il a tout de même souligné que le Parti libéral du Québec formerait un gouvernement majoritaire pour les quatre prochaines années, ce qui, selon lui, «est déjà un grand pas. Je me suis présenté car je croyais à ces valeurs‑là».Pour sa défaite, M. Leclerc dit ne pas vouloir attribuer «la faute sur les autres», même s’il déplore que le taux de participation n’ait pas atteint les 100 %.

Enfin, le candidat de Québec solidaire, Duncan Hart Cameron, s’est montré plus philosophe, estimant que tous les candidats avaient mené une bonne campagne, son parti récoltant presque 800 votes de plus qu’en 2012. «Je vois que nos propos ont été mieux reçus que la dernière fois, j’y vois un effet d’enracinement de nos idées», dit‑il, militant pour une réforme du mode de scrutin pour permettre à la population une représentation politique plus révélatrice de leurs choix électoraux.

Le Parti équitable, représenté par Alec Ware, et Option nationale, représenté par Louis-Félix Cauchon, ont fermé la marche, leurs candidats obtenant respectivement 297 et 233 voix.

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