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Daniel Goyer: «Je serai le député de tous.»

Le nouveau député de Deux-Montagnes, Daniel Goyer, en compagnie de quelques-uns des membres de son comité électoral.

Daniel Goyer: «Je serai le député de tous.»

Élu dans Deux-Montagnes

Combien de fois Daniel Goyer s’est-il fait poser la question «Cette fois, c’est la bonne?» au cours de la campagne électorale qui vient de se terminer?

À de très nombreuses reprises, manifestement. Mais, échaudé après avoir perdu ses élections en 2007, le nouveau député péquiste de Deux-Montagnes, Daniel Goyer, est resté très prudent jusqu’à la dernière minute avant de célébrer sa victoire, mardi dernier, lui qui a devancé le député sortant caquiste Benoit Charette par 1329 voix pour ainsi accéder à l’Assemblée nationale.

Réuni avec ses partisans à la salle des Chevaliers de Colomb de Saint-Eustache, Daniel Goyer a remercié ses plus proches collaborateurs au cours d’un premier discours à titre de député. Il a, par la suite, fait sa profession de foi envers la souveraineté, sa raison d’être en politique provinciale. «Je ne suis pas un politicien de carrière. Si je suis à Québec, c’est pour ça en premier lieu», a-t-il indiqué.

Politicien local connu comme conseiller municipal à Saint-Eustache depuis 1996, M. Goyer a réfuté les allégations de ses adversaires qui traitent le Parti québécois de vieux parti. «Vous auriez dû voir la jeunesse qu’il y avait dans les bureaux de vote», a-t-il poursuivi. Il estime par ailleurs que le Québec s’est doté d’une première ministre «déterminée et capable de comprendre rapidement les enjeux».

Daniel Goyer a aussi eu une pensée pour ses quatre adversaires. «Je suis convaincu que ce n’est pas facile actuellement pour Benoit [Charette, de la CAQ], a-t-il dit. Nous avons fait une campagne propre, il n’y a pas eu d’attaques personnelles, je lui lève mon chapeau.»

Daniel Goyer a, par la suite, exhorté les souverainistes de toute allégeance «à se rallier et à faire front commun», ressortant le slogan «Sortir, parler, convaincre», qui est le leitmotiv des partisans de «l’option» depuis des décennies. Il a terminé son discours en soulignant que, malgré ses convictions personnelles, il veut représenter tous les citoyens: «Je serai le député de tous.»

En entrevue, il a ensuite souligné le contexte totalement différent de cette élection-ci, où les gens le regardaient avec franchise, par rapport à celle de 2007, où les têtes étaient plus basses et le regard, souvent absent. Au chapitre des priorités locales, il veut accélérer la réalisation des phases de modernisation de l’Hôpital de Saint-Eustache et désengorger le trafic par la reconfiguration de la sortie de la 25e Avenue et de l’autoroute 640. Il militera aussi pour la souveraineté alimentaire et la promotion des produits québécois.

À court terme, il veut tout d’abord organiser son bureau de circonscription. Il n’est pas certain de réintégrer les locaux situés à l’angle du chemin de la Grande-Côte et du boulevard Arthur-Sauvé, où les bureaux de circonscription deux-montagnais ont été maintenus depuis l’époque d’Hélène Robert.

«Premièrement, dit-il, ces locaux sont propriétés de mon employeur actuel, l’UPA Outaouais-Laurentides.» M. Goyer estime aussi que les activités de lobby du syndicat agricole auprès du gouvernement ne conviennent peut-être pas à la chose. Il aimerait cependant établir ses bureaux dans le Vieux-Saint-Eustache. Finalement, il entend continuer à siéger comme conseiller municipal jusqu’à sa nomination officielle, lundi soir prochain.

 

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